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Chroniques immortelles - Colère divine (2)
Datte: 04/04/2022, Catégories: Divers, Auteur: Irina, Source: Xstory
... moi je pourrai la suivre, des empreintes de pieds nus, de bottes, des branches cassées ou coupées à la machette, de la végétation foulée… « Repère bien le chemin, me dit Pawin, c’est par là que tu devras fuir si çà tourne mal ». J’entends de plus en plus distinctement les bruits que je percevais ce matin. Et soudain, Pawin s’arrête net. « Là, fait-il ». Interloqué il me désigne un petit boîtier attaché au tronc d’un arbre, un petit boîtier totalement incongru dans ce milieu sauvage. Je palis ! — Sais-tu ce que c’est ? Me dit-il — Je crois que c’est un détecteur de mouvement, un capteur infra-rouge ! — A quoi çà sert ? — Ça envoie un signal d’alerte à quelqu’un. Ça détecte l’approche des êtres vivants. S’il marche, quelqu’un sait que nous sommes ici ! — Nous devons partir. Pawin et Ohanko échangent un regard. Ils ont immédiatement compris, arment rapidement arcs et flèches et scrutent la forêt. D’un geste Pawin, ordonne le repli. Mais les évènements nous prennent de vitesse ! Des craquement se font entendre justement vers le chemin de notre fuite. Je comprends alors que nous avons peut être croisé d’autres boîtiers d’alarme sans nous en rendre compte. Et des hommes, gringos et métis en treillis militaires, armés de fusil d’assaut font leur apparition et nous mettent en joue. — Manos arriba ! Suelta tus armas ! Et à partir de cet instant, vous allez voir un grand numéro de ma part… Un des soldats répète l’ordre dans un dialecte proche de celui de ...
... la tribu. Dans un réflexe, Pawin et Ohanko ont bandé leurs arcs. « Non ! » dis-je mentalement aux deux hommes. Ils échangent un regard. Et Pawin fait « oui » de la tète à l’adresse de son compagnon. Les arcs s’abaissent. « Laissez moi faire » dis-je mentalement. « Faites moi confiance. Et de toute façon, ils auraient vite fait de nous massacrer. Ils ne le savent pas, mais je les tiens en mon pouvoir ». Pawin est stupéfait. Le coup de la télépathie, je ne lui avait pas encore fait ! Quant à Ohanko, il se tapote la tète pour en faire sortir ma voix ! Les soldats, si on peut les appeler ainsi se sont approchés. Ils désarment mes deux compagnons, me lancent un regard inquisiteur que j’évite de soutenir. Ce ne sont pas des soldats d’une armée régulière. Guérilleros, trafiquants ? Pour l’instant, je ne sais pas. — On les amène au camp, lance l’un d’eux à ses compagnons. Paco saura quoi en faire. On a toujours besoin de main d’œuvre. Adelante ! Fait-il à notre intention. La marche est courte, une dizaine de minutes au plus. J’entends les hommes parler de moi. « Elle est jeune et plutôt pas mal, on en tirera un bon prix ». « Oui, et elle va bien servir, reprend un autre hilare ! » Fumiers ! J’ai donc la rogne quand nous arrivons dans un espace dégagé. Massacré devrais-je plutôt dire. La foret a été rasée pour en faire une clairière. A flanc de la montagne, une ouverture ou des indiens poussent des wagonnets sous la surveillance de gardes armés. Dans un coin, un ...