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Hôtel Naviglio. Chambre 11
Datte: 04/04/2022, Catégories: fh, hotel, avion, pénétratio, fsodo, coupfoudr, Auteur: iIovan, Source: Revebebe
... métallique ait eu la bonne idée de casser, me permettant ainsi de faire sa connaissance. Je lui dis simplement qu’elle était très belle et que j’avais très envie de la revoir. Elle prit un stylo, écrivit sur son billet d’avion qu’elle me tendit avec un sourire. — Appelez-moi à ce numéro. Je vous dois une cravate ! Elle me tendit la main que je fis semblant de baiser. —Schiavo* ! Elle eut un rire léger, plein de charme. Je la regardai s’éloigner, elle se retourna et, avec son beau sourire, me fit un signe de la main comme on le fait ici : la fermant et l'ouvrant deux fois. J’étais ravi : il faisait un soleil radieux, j’étais à Milan, j’allais retrouver ma famille, et je venais de parler à un ange. Je pris un taxi, passai déposer mes affaires au « Naviglio », le joli petit hôtel sur le Grand Canal où j’avais maintenant mes habitudes, retrouvant ma jolie chambre onze, avec vue sur le canal, puis je pris un tram, un beau vieux tram jaune, de ces magnifiques antiquités plaquées de bois que la compagnie des trams milanais a su conserver en état de marche et qui me déposa en haut de la Via Montegani, d’où, après une centaine de mètres de marche, j’arrivai chez mon oncle. Dans l’entrée de la résidence flottait, familière, cette odeur reine n’appartenant qu’à l’Italie, mélange subtil de café, d’oranges et de vanille, d’une touche de parfum de femme, sur un discret fond de sugo qui mijote avec juste une pincée de parmesan, cette odeur qui fait que je me sens ...
... chez moi. Odeur qui s’intensifia dans l’ascenseur qui m’amenait au quatrième. Sonnerie, et la porte qui s’ouvre sur un joyeux brouhaha dans lequel domine la voix pétulante de la Zia qui, naturellement, engueule quelqu’un, et sur le beau vieux visage de mon oncle et son sourire chaleureux. Retrouvailles, embrassades, un peu de vraie chaleur humaine… C’était bon ! J’étais affamé et ma chère tante nous avait préparé quelques-unes de ses spécialités, dont son fameux gnocchone aux épinards accompagné d’une sauce tomate d’anthologie dont elle avait le secret, accompagné d’un Tignanello… Un régal ! Le repas fut des plus agréables et se prolongea une bonne partie de l’après-midi. Après le rituel du « caffè », je demandai à pouvoir utiliser le téléphone, et le cœur battant, appelai ma belle inconnue. Elle répondit de suite de sa jolie voix claire. Lui rappelant qui appelait, je lui demandai si elle était libre en fin d’après-midi et lui proposai de nous retrouver pour une promenade dans le vieux Milan. Elle accepta, m’assurant que ce serait avec plaisir. Rendez-vous fut pris pour cinq heures, place du Dôme, à l’entrée de la galerie Victor Emmanuel. Je raccrochai… Sur un petit nuage. Une heure plus tard, je guettais avec impatience son arrivée à l’entrée de la célèbre galerie. Émergeant de la foule, elle fut là. Dieu ! Quel ravissement ! Elle était encore plus belle dans la simple et légère petite robe rouge qui mettait toute la grâce merveilleuse de son corps en ...