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Hôtel Naviglio. Chambre 11
Datte: 04/04/2022, Catégories: fh, hotel, avion, pénétratio, fsodo, coupfoudr, Auteur: iIovan, Source: Revebebe
Je m’installai, jouant poliment des coudes, dans la « bétaillère », carlingue de l’Airbus, qui devait m’amener à Linate, presque au cœur de Milan, où j’allais rendre visite à ma chère famille, Zio, Zia, Tania, GianCarlo… Alors que je finissais de m’accommoder, saluant mes voisins de siège je la vis arriver, avançant dans l’allée centrale, radieuse, princesse souriante. Elle dégageait cette aura de confiance en soi, sereine, que seule donne aux femmes la vraie beauté. J’étais ébloui… et nous étions quelques-uns dans ce cas. Elle batailla pendant un moment avec ses sacs pour les ranger dans le coffre. Je me levai d’un bond et, souriant, lui proposai mon aide. J’empoignai ses bagages et, forçant un peu, parvins à les loger en place. Elle me remercia en italien, dans un sourire éblouissant… Je retournai m’asseoir, me perdant dans la contemplation de sa magnifique chevelure, ma machine à fantasme instantanément en surrégime. J’essayai de me distraire, de lire… en filigrane, la présence obsédante de ma belle inconnue venait doucement me tourmenter. Je me repassais sans cesse la scène de son arrivée telle que je l’avais vue, éblouissante, dans sa simple tenue sans affectation : T-shirt, jeans, un petit imper beige et des baskets. Tout simplement divine. Je me levai et me dirigeai vers les toilettes. Il fallait que je la voie. Au retour, pendant tout le temps que je marchai dans l’allée centrale, je ne pus la quitter du regard. Quand j’arrivai à sa hauteur, elle leva ...
... les yeux et me sourit. C’était merveilleux ! Elle m’avait souri ! Idiot ! Comme elle doit sourire à beaucoup de monde… Après une courte descente, nous nous posâmes à Linate et, quand l’avion se fût immobilisé, le signal d’autorisation de détacher les ceintures ayant retenti, je me précipitai pour aider ma belle inconnue à descendre ses bagages. Toujours souriante, elle me remercia et prit sa place dans la longue file des voyageurs qui piétinaient vers les portes de sortie. J’y pris ma place aussi et, ne la quittant pas des yeux, je descendis les marches de la haute passerelle métallique à sa suite. Alors que nous marchions sur le tarmac pour rejoindre les bâtiments de l’aérogare, la providence vint me donner un coup de pouce. Le contenu de son vanity-case se répandit à terre, le fermoir venait de lâcher. Je me baissai et l’aidai à ramasser ses flacons, produits, et ustensiles de beauté qui traînaient un peu partout. Elle était gênée et quelque peu agacée, mais prenait l’affaire en riant. Je plaisantai sur la qualité du matériel qui n’était plus ce qu’il était. Bientôt, tout le contenu de la petite valise avait retrouvé sa place, cependant, le fermoir était cassé et pour le porter cela risquait d’être compliqué. Je dénouai ma cravate et m’en servis comme d’une corde pour entourer et fermer le bagage endommagé. Nous fîmes le reste du chemin ensemble, je portais le vanity-case, et à la porte de l’aérogare je lui dis combien j’étais heureux qu’une petite pièce ...