1. Dans la tête de Kowalski


    Datte: 21/03/2022, Catégories: uniforme, forêt, chantage, attache, policier, Auteur: Laetitia, Source: Revebebe

    ... cœur les procédures, elle resta ventre à terre, les mains bien en vue et écartées de son corps.
    
    D’autres silhouettes entrèrent dans la pièce :
    
    — Angélique ! Tu vas bien ?
    — Vincent ! Mon Dieu Vincent !
    — C’est bon, c’est elle, c’est l’otage, cria Vincent aux gendarmes.
    
    Il s’agenouilla auprès d’elle, l’aida à se redresser, la prit dans ses bras et la serra très fort.
    
    — Tu n’as rien ?
    — Non, dit-elle en larmes sur l’épaule de Vincent.
    — Bon sang, je n’aurais jamais cru un jour serrer ma lieutenante dans mes bras, et chialer avec elle. Tu nous as fait peur. Vous avez une couverture pour elle ? dit-il aux gendarmes qui s’affairaient maintenant autour du cadavre de Kowalski.
    — J’ai eu si peur… Il était terrible. Il me terrifiait même. Mais pire que ça, à un moment, j’ai cru que j’allais plonger et entrer dans son jeu, que j’allais finir par l’écouter. Je commençais à être fascinée par lui. Son regard, sa voix, il est, enfin il était, ensorcelant. J’ai failli craquer plein de fois. Je voulais rester forte, distante. Je suis épuisée, Vincent !
    
    Elle se remit à pleurer :
    
    — J’étais au bord du précipice, un pied dans le vide. Je résistais, mais il était en train de me faire basculer. Je me disais que vous alliez arriver, je me raccrochais à ça. C’était mon dernier espoir.
    — Remets-toi, c’est terminé maintenant. Il a le crâne explosé, Kowalski. Bon sang, Angélique, la trouille qu’on a eue. Tu n’es pas blessée ? Il ne t’a pas touchée ?
    — Non, il m’a droguée, mais ...
    ... il ne m’a pas touchée. Et Leila ? J’ai eu juste le temps de la voir tomber avant de perdre connaissance.
    — Elle n’a pas grand-chose, la balle l’a touchée à l’épaule. La clavicule a été effleurée, mais elle n’a pas trop morflé. C’est douloureux, mais elle va s’en remettre assez vite, sans séquelles. Peut-être quelques rhumatismes quand elle sera vieille. Par contre, elle est là dehors. On a dû l’empêcher de participer à l’assaut avec son bras en écharpe. Thierry aussi est là avec un fusil à pompe. Tu imagines ? Lui qui ne sort jamais de derrière son ordi. Il est avec le deuxième groupe qui est resté en couverture et qui bloque toutes les issues au cas où Kowalski aurait réussi à échapper à notre groupe. Pour Leila, j’ai dû m’énerver et lui donner l’ordre de rester tranquille. Je lui ai dit qu’en ton absence, le chef de groupe c’était moi et qu’elle devait m’obéir. Et au fait, le capitaine aussi est dehors. Même Duchemin est là.
    — Si Duchemin est là, je suis rassurée…
    
    Angélique se mit à rire, la tête toujours appuyée sur l’épaule de Vincent. Ses larmes se tarissaient doucement.
    
    — Putain, tu nous as fait peur, Angélique. Ne nous refais plus jamais un coup comme ça ! Promis ?
    — Promis. C’est trop bon de vous retrouver.
    
    Vincent l’aida à se relever, posa la couverture sur ses épaules et, la soutenant, l’entraîna vers la sortie :
    
    — Au fait, vous m’avez retrouvée comment ?
    — Seul notre motard a pu vous suivre après l’enlèvement. On vous a perdu après que le motard a ...