1. Dans la tête de Kowalski


    Datte: 21/03/2022, Catégories: uniforme, forêt, chantage, attache, policier, Auteur: Laetitia, Source: Revebebe

    ... peux que vous applaudir ! Vraiment ! Vous le méritez… comment avez-vous deviné au fait ?
    
    — Votre ADN justement !
    — Mon ADN ? Où ça ?
    — Un de vos poils dans le vagin de la victime.
    — Ah tiens ! Je n’aurais jamais pensé à çà… Je ferai attention dorénavant ! Merci du tuyau, Angélique !
    — Il n’y aura peut-être pas de prochaine fois…
    — Mais si, mais si ! Vous croyez que vous allez m’arrêter ? D’ailleurs, regardez bien, il y a d’autres alcôves vides, qui n’attendent que d’être remplies.
    
    La vôtre est dans la pièce suivante…
    
    — La mienne ?
    — Eh bien oui, venez voir. Vous avez une place de choix. Je ne peux pas vous mélanger avec les putes. Impensable. Pas vous…
    
    Kowalski l’entraîna dans la pièce suivante en enfilade. Une seule vitrine s’y trouvait :
    
    — Regardez Angélique, vos photos sont déjà là. Celle du site, celle de Daphné, et celle de votre visage, que vous m’avez envoyée, celle d’Angélique, quoi. Parce que c’est bien vous, Angélique, sur ce cliché, pas Daphné. Restera à ajouter une de vos jolies mèches blondes. Par respect pour vous, je ne mettrai pas de photo de votre cadavre. Mais, j’y pense, je peux vous photographier avec cette jolie robe qui vous sied tant.
    — Espèce de malade, lança Angélique, des sanglots dans la voix.
    — Allons, allons, Angélique, soyez forte, ne craquez pas… Il me reste encore à vous montrer la pièce maîtresse de ma collection : Maman !
    
    Il y avait dans la pièce suivante une stèle au milieu sur laquelle reposait… la tête ...
    ... naturalisée d’une femme.
    
    — Je vous présente Maman. Mon premier meurtre. Enfin ma première œuvre, devrais-je dire. Voyez-vous, quand Maman nous a abandonnés, et après que Papa eut mis fin à ses jours, je me suis retrouvé en foyer, puis en famille d’accueil. Ça ne s’est pas toujours très bien passé. À dix-sept ans, j’ai fugué et je suis parti à la recherche de Maman. J’ai pu consulter le dossier de jugement sur mon placement, en entrant par effraction dans les archives de l’administration et j’ai trouvé une adresse où Maman avait séjourné à l’époque.
    
    J’ai remonté sa trace, d’adresse en adresse, d’amant en amant. J’avais très envie de massacrer chacun de ces amants. Mais ça n’aurait pas été prudent, ça aurait pu mettre la puce à l’oreille à Maman. Peut-être un jour, je reviendrais leur rendre une petite visite !
    
    Ça m’a pris des années, mais je suis persévérant. Je l’ai retrouvé dans le Var, habitant chez un vieux beau, riche, qui devait l’entretenir. Je l’ai surprise un jour où elle était seule dans la villa. J’ai sonné. Elle ne m’a pas reconnu d’emblée. « Tu ne me reconnais pas ? » Je voyais bien qu’elle avait le sentiment de me connaître, mais n’arrivait pas à remettre mon visage. J’avais certes changé. La dernière fois qu’elle m’avait vu, j’étais un enfant et maintenant un adulte. Mais j’étais son fils, bordel !
    
    — Mais si, cherche bien !. Elle a pâli quand enfin, elle m’a reconnu « Paul ! C’est toi ». Elle avait l’air inquiète. « Oui, Maman, c’est moi ».
    — Qu’est-ce que tu ...
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