1. Soir d'orage (4)


    Datte: 14/03/2022, Catégories: Erotique, Auteur: Jane Does, Source: Xstory

    ... fou comme tu changes vite d’avis.
    
    — Parce que… tu ne serais pas en train de me proposer une partie carrée tout de même ?
    
    — … tout est possible dans cette existence si les partenaires sont tous adultes et consentants.
    
    — Merde alors ! Je n’y crois pas, c’est exactement ça, c’est bien ce que je devine ?
    
    — Bon ! Ne recommence pas à rêvasser… c’est simple. Je réponds que nous serons toutes les deux à vingt heures chez Henry ou que nous ne venons pas. C’est toi qui décides !
    
    — J’ai compris. Vas-y ! Je sens bien que tu as hâte de revoir ce type. Je t’accompagne, c’est d’accord.
    
    — Eh bien, voilà, je retrouve enfin l’Alicia que je connais depuis toujours.
    
    — Comment on doit être habillée ?
    
    — Mais bon sang… comme tu le sens ! On ne va pas y aller à poil.
    
    Cette dernière réplique a le don de nous faire rigoler toutes les deux. Et Alicia a repris un peu de couleurs. Je sais bien que dans sa tête, ça doit gamberger dur. Mais j’ai vraiment réussi à la dérider et c’est le plus important.
    
    — Je passe te prendre chez toi une heure avant notre rendez-vous ?
    
    — Tu prends ta voiture ? Nous allons loin ?
    
    — Non ! Nous prendrons le tram depuis chez toi. C’est tout près d’une station, en face pour être exacte. Juste une rue à traverser
    
    — Je vois ! Pratique quand il pleut !
    
    — … ? Drôle de réflexion, tu ne crois pas ?
    
    — Ne me prend pas pour une pomme. Je commence seulement à tout mettre en place dans ma caboche. Je pense que j’ai raison. Tu as couché le jour ...
    ... de l’orage… avoue-le !
    
    — Bon ! Je rentre chez moi, pour ne plus écouter tes délires. À tout à l’heure ma belle, et puis ne t’inquiète pas outre mesure. Je serai avec toi.
    
    — Ça marche. J’ai encore le fichu dossier du mec qui a cassé le bras de sa femme à finaliser.
    
    — Ça me sidère que des types qui crient partout qu’ils aiment leurs nanas les frappent à tout bout de champ. Ça ne finira donc jamais…
    
    — Hélas, ils n’ont jamais été aussi nombreux sans doute.
    
    Du coup, je souffle un peu. D’un index agile, je tape ma réponse à Henry et le bip attestant du départ du SMS me donne une chair de poule étrange. Un peu anxieuse de m’être pour le moins glissée dans la peau d’une entremetteuse, j’atterris dans ma salle de bains pour me préparer moi aussi à cette sortie. Il y a dans ma tête plus de questions que de réponses. Je me doute bien que les deux compères vont se montrer entreprenants. Pourvu qu’ils ne racontent pas mon second passage chez Henry. Et puis d’un coup, je songe qu’après tout c’est ma vie, que j’ai le droit d’en faire ce que je veux. Alicia aussi a dû en faire des folies de son corps avec ce saligaud qu’elle fréquentait.
    
    — oOo —
    
    Le tram, dix minutes avant vingt heures, ouvre ses portes sur l’abri où, pour Lydia, tout a commencé. Les deux femmes qui descendent de la rame sont élégamment vêtues. Elles attendent un petit moment, histoire d’être ponctuelles. Puis elles traversent la rue et se rendent sous le porche d’un immeuble plutôt riche. Si Alicia est ...
«12...678...11»