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Le projet artistique (18)
Datte: 13/03/2022, Catégories: Erotique, Auteur: Yojik, Source: Xstory
... l’impression que j’eus à ce moment précis. Une belle fille, grande, élancée, des jambes longues et des formes où il fallait. Un visage d’ange et un sourire à me faire aller en enfer pour lui. Mon entraîneur me parla, mais je n’écoutai pas un mot. — Oh Paul ! Tu m’écoutes ? — Oui pardon Monsieur. — Je voudrais savoir si on passe par l’endroit où on va loger ou si on va directement au stade ? Enfin le programme, quoi. Elisa : Je le vis descendre du car, il était pas mal ce garçon. Je vis tout de suite que je l’avais troublé. J’étais très gênée d’être autant dévorée du regard. Il finit par s’adresser à moi. — Bonjour. Nous voudrions savoir ce qui va se passer maintenant. S’il vous plaît. Son accent me fit fondre complètement. Il avait une voix un peu grave et chaude. — Euh, euh, euh. Ce fut à peu près tout ce qui sortit de ma bouche au début. Je me ressaisis et lui indiquai qu’il fallait se diriger vers le gymnase où un petit pot d’accueil était offert. Il fit la traduction à son entraîneur qui cria quelque chose aux joueurs restés dans le car. Ils descendirent en chahutant. Ils me dévisagèrent de la tête aux pieds. Apparemment, je devais aussi leur faire de l’effet. Je me demandai à quoi pouvaient ressembler les Françaises pour qu’une petite Allemande comme moi éveille autant leur intérêt. Mais je n’avais d’yeux que pour Paul. Ils allèrent vers le gymnase, je vis bien que les autres se moquaient de Paul. Ils me suivirent et s’installèrent dans la ...
... salle. Les équipes étaient présentées les unes après les autres sur une scène. Je rejoignis Gitta qui avait laissé ses Italiens. — Alors ils sont comment tes Italiens ? — J’ai envie de tous les croquer ! Et toi tes Français ? — Oh, ils ont l’air gentils... — C’est tout ? Il n’y en a pas un qui t’a tapé dans l’œil ? — Euh... Non, enfin si peut-être. Je ne sais pas. — Oulala. Ma pauvre chérie. Me dis pas que tu as eu un coup de foudre ?! N’oublie pas qu’ils repartent dans une semaine et qu’on ne les reverra plus. — Oui, oui, je sais. Je sais... — Ah tiens, c’est tes Français. Montre-moi lequel c’est. Je lui indiquai alors où Paul se trouvait et le numéro inscrit sur son survêtement. — Pas mal. Pas mal. Ça vaut pas mes Italiens... Elle marqua une pause puis s’exclama. — Mais ma parole, il n’a d’yeux que pour toi ! Oh... mon... Dieu ! — Quoi ? — Lui aussi a eu un coup de foudre ! Vous êtes navrants... Je fus heureuse, triste, excitée, angoissée, énervée, révoltée et pleine d’autres sentiments. — Ah, mes italiens. Regarde comme ils sont beaux. Je les regardai à peine. — Je commencerai par le 5, puis le 9, le 6, le 1. Et après on verra. — Eh ils ne sont là qu’une semaine. — Ah oui tu as raison. Il faudra que j’en choisisse trois de plus. — Tu exagères. Ils vont te prendre pour une nymphomane. — Je m’en fiche. Je ne les reverrai plus jamais. Je peux me faire plaisir cette semaine. Toi aussi profite. Et oublie tes rêves de ...