1. Le projet artistique (22)


    Datte: 13/03/2022, Catégories: Erotique, Auteur: Yojik, Source: Xstory

    ... l’école indiquait qu’il y avait un mouvement de grève prévu pour le jeudi au niveau national. Si dans l’éducation nationale elle allait être très suivie, chez nous ça ne serait pas le cas. Tous les cours allaient être assurés. Pas de chance pour nous.
    
    Le mardi, nous vîmes le gardien percer un mur pour refixer un tableau d’affichage. Nous le saluâmes au passage, il sursauta légèrement, surpris qu’on lui dise bonjour. Il nous salua aussi et reprit son travail. Caroline passa peu après près de lui également, il eut le malheur de faire tomber un peu de poussière de plâtre sur elle.
    
    — Oh excusez-moi Mademoiselle.
    
    — Ah mais faites attention ! Espèce d’incapable ! On n’a pas idée d’être aussi bête !
    
    — Excusez-moi, attendez je vais enlever la poussière de votre gilet.
    
    — Et ne me touchez pas en plus !
    
    Elle lui arracha des mains le chiffon qu’il avait pris. Elle s’épousseta puis le jeta à ses pieds pour qu’il le ramasse. Il s’excusa encore une fois en ramassant le morceau de tissu. Elle repartit dans l’autre sens sans nous voir. Connasse dans toute sa splendeur et jusqu’au bout des ongles. Elle pouvait donc dire adieu à son négatif de cette semaine. Je pensai qu’elle mériterait une mise au point pour ça. Il faudrait que j’en parle aux autres.
    
    Le jeudi, il y avait grève. Mais pas ici. Néanmoins, des manifestations avaient lieu en ville, de professeurs, mais aussi de lycéens. Ceux-ci mettaient plus le bazar qu’autre chose. Il fut donc décidé que les cours ...
    ... s’arrêteraient à 16h. Devant ce laps de temps généreusement offert, j’invitai Amandine à la maison. Liz et Olivier, Germain et Marie allaient aussi se rendre au domicile de l’un ou l’autre. Sylvie et Carine se sentirent de trop et déclarèrent qu’elles iraient faire quelques boutiques en centre-ville.
    
    Quand elles arrivèrent, il y avait déjà de l’agitation. Si la manif des profs avait eu lieu dans le calme. Celle des lycéens dégénérait quelque peu. Des casseurs s’étaient mêlés au cortège et avaient attaqué quelques devantures de magasins. Les CRS avaient lancé des lacrymogènes pour disperser tout ça. Mais la tension restait palpable. Sylvie et Carine décidèrent de prudemment rentrer chez Carine pour la fin de journée. Elles déballeraient leurs achats là-bas. Elles repassèrent par le parc proche du lycée. Elles virent les deux garçons, assis sur un banc. Ils écoutaient du rap, des bouteilles de soda vides et des papiers de gâteaux étaient accumulés dans la poubelle à côté d’eux. Ils regardèrent les filles passer sans rien dire. Avec leurs capuches rabattues sur leurs têtes et leurs survêtements noir et rouge, ils firent un peu peur à Sylvie et Carine. Elles pressèrent le pas et baissèrent.
    
    Elles étaient presque ressorties de l’autre côté quand un groupe de quatre ou cinq jeunes leur bloquèrent la sortie. Ils sentaient fort les produits chimiques et la bière bon marché. Visiblement, ils avaient participé aux échauffourées. L’un d’eux s’adressa aux autres.
    
    — On était venu en ville ...
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