1. 0304 Un mariage et quelques entraînements.


    Datte: 07/03/2022, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds

    ... sans me quitter des yeux. Au fond des siens, une étincelle coquine qui me confirme ce que j’avais deviné. Nos envies se complètent.
    
    Le temps nous est compté, les quelques heures de sommeil devant nous sont précieuses. Surtout pour Jérém. Et pourtant, le beau brun est chaud comme une baraque à frites, et il ne compte pas vraiment se coucher avec les poules. Il préfère coucher avec son poulet toulousain.
    
    Il me caresse et il m’embrasse partout, tout en jouant délicatement avec ma queue déjà bien tendue. C’est entre la caresse et la branlette, et c’est juste divin. Excitant, frustrant, un truc de fou. Jérém me suce, longuement, amoureusement. Il enlève son boxer lentement, me regardant fixement dans les yeux. Sa queue tendue est magnifique. Je crève d’envie de le prendre en bouche, mais je sais que le beau brun a envie d’autre chose. Je le regarde s’allonger sur le lit, m’appeler silencieusement pour que je lui fasse l’amour à mon tour. Tu peux le faire, Nico, tu n’as plus rien à craindre.
    
    Alors je lui fais l’amour, je me laisse glisser entre ses fesses musclées de rugbyman. Je le pilonne en faisant bien attention à son plaisir, en prenant du plaisir à le voir frissonner au rythme de mes coups de reins. Me sentir coulisser en lui est une sensation incroyable. Et me sentir perdre pied, sentir mes giclées se répandre en lui, c’est juste délirant.
    
    Juste après l’amour, j’enserre Jérém très fort dans mes bras. Je suis tellement heureux. Et je le suis d’autant plus que ...
    ... mon beau brun a l’air lui aussi vraiment heureux. Une visite surprise, un dîner improvisé, et beaucoup d’amour. Et ce petit appart de 13 m² devient le plus beau des endroits sur Terre. Il est près de 22 heures, il faut dormir. J’éteins la lumière.
    
    Nos lèvres se cherchent dans le noir, se rencontrent, et ont du mal à se quitter.
    
    « C’est gentil de la part de ta cousine, quand même » je l’entends me glisser, la voix déjà pâteuse, juste avant de glisser dans le sommeil.
    
    Tu t'appelles Jérémie Tommasi mais tout le monde t'appelle Jérém ou Jéjé ou Jé. Aussi loin que tu te souviennes, tu te dis que tu n’as jamais été heureux. Dans ton enfance, tu vois tes parents se disputer sans cesse. A dix ans, ils divorcent et ta mère part refaire sa vie loin de toi. Très jeune tu comprends à quel point ça fait mal de se sentir abandonné. Ça te déchire le cœur et tu n’arrives pas à le réparer. Tu veux oublier cette souffrance, mais tu ne peux pas. Tu apprends à jouer au rugby, tu deviens un petit champion, tu te fais des potes, tu te tapes des meufs, mais tu n’arrives pas à oublier. Tu veux t'endurcir, mais tu n’arrives à t’endurcir que de l’extérieur. Car au plus profond de toi, les pleurs silencieux d’enfant résonnent toujours. Et les fantômes de ton enfance reviennent sans cesse te hanter.
    
    Tu finis par te convaincre que tu ne seras plus jamais heureux, parce que tu ne mérites peut- être pas d’être heureux. Parce que tu ne mérites pas d’être aimé. Et tu essaies de t’accommoder de cet ...
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