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(La vérité) Mise à nue
Datte: 02/03/2022, Catégories: fh, ff, policier, Auteur: Domi Dupon, Source: Revebebe
... la respiration. Non seulement elle se réveillait, mais elle avait compris que sa jeune maîtresse la matait et ça l’excitait. La madrée attendait. Anna d’une main légère effleura le creux des reins de la pseudo-dormeuse qui ne put réprimer un tressaillement. Mais sans plus. Elle entama une descente en direction des deux lunes qu’elle modela entre ses doigts puis remonta papillonnant, jusqu’aux épaules. Aucune réaction visible supplémentaire. Un sourire malicieux naquit sur ses lèvres. « Elle voulait jouer les belles endormies… Qu’à cela ne tienne ! ». Trempant son index dans sa bouche, elle l’utilisa ensuite comme une plume pour écrire des mots doux, voire cochons, sur le dos de son amante. Elle allait la faire languir. Soudain, à bout de patience Colette se retourna, l’enlaça, l’embrassa. Trop chauffée par les préliminaires frustrants qui lui avaient été imposés, elle osa une avancée frontale, genre Blitzkrieg. Anna s’ouvrit afin de faciliter l’assaut de doigts fouisseurs. Une douce moiteur annonciatrice d’un proche plaisir partagé les accueillit. Tandis qu’un pouce, par d’insidieuses rotations, agaçait son bourgeon, un auriculaire coquin toquait à la porte de l’entrée de service. Poursuivant cette offensive éclair, la bouche de sa cheffe malmenait ses œufs sur le plat mordillant ses tétins. Déjà, elle saluait brièvement son ombilic avant de piquer une tête entre ses cuisses. Lorsqu’une langue humide vint seconder le doigt sur son bouton, un immense frisson ...
... fit vibrer sa moelle épinière. Hors de question qu’elle orgasme seule ! Dans un rapide mouvement tournant, Anna mena une contre-attaque qui rencontra peu de résistance. Elles se trouvèrent alors dans un 69 parfait qui leur permit d’atteindre les nuages. Elles jouirent en une sublime simultanéité. Quand elles eurent repris leur souffle, une nouvelle rotation leur permit de se retrouver joue à joue. Elles restèrent un long moment ainsi baignant dans leur transpiration et leur béatitude. La cheffe, retrouvant ses esprits, s’écarta et la poussa hors du lit. — Sorry my love, mais on a du boulot. Abandonnant le champ de bataille dévasté, elles s’étaient ruées sous la douche qu’elles avaient prise en commun. Lieu propice aux câlins, mais le temps leur manquait. Un quart d’heure leur suffit. Anna, n’ayant pas anticipé, dut piquer dans l’armoire de Colette, une culotte et un t-shirt dans lesquels elle flottait. Elles s’habillèrent rapidos tout en buvant un café sans lait, ni croissants, ni même la moindre céréale. Les placards ne contenaient que des conserves et elles avaient vidé le frigo la veille. Elles décidèrent de prendre chacun leur voiture. Le téléphone arabe fonctionnerait suffisamment vite. Inutile d’en rajouter. Quand le moteur de la Subaru rugit, elle sourit à Colette qui, sans se presser, rejoignait sa Mégane. #***************# La journée avait commencé sous de meilleurs auspices (pas ceux de Beaune) que celles de la veille. Ce réveil en fanfare m’avait ...