1. (La vérité) Mise à nue


    Datte: 02/03/2022, Catégories: fh, ff, policier, Auteur: Domi Dupon, Source: Revebebe

    Résumé de l’épisode précédent : «Mise en bouche », «Mise à la preuve. », «Mis au Gin », «Mise à l 'air », «Mise à jour (le jour) », «Mise au point »
    
    Si la relation entre Colette et Anna a fait un grand pas en avant, la résolution de l’affaire n’a guère progressé.
    
    CHAPITRE 18
    
    (vendredi matin)
    
    Anna ouvrit les yeux. La nuit avait dû être chaude, la couette était repoussée au pied du lit. Elle se réveillait dans la position où elle s’était endormie : couchée en chien de fusil, le corps de Colette pesant contre le sien. Une main étreignait son sein gauche. À la respiration calme et régulière dans son oreille, elle devina que sa petite camarade n’avait pas encore émergé.
    
    Quand elles s’étaient glissées dans les toiles, elles étaient trop crevées pour remettre le couvert. Elle s’était couchée naturellement sur le côté en s’excusant de ne savoir dormir autrement. En l’embrassant dans le cou, sa cheffe s’était lovée contre elle.
    
    Elle se dégagea précautionneusement. La contemplation de son amie endormie et du plafond l’absorba un bon moment jusqu’à ce qu’elle se rende compte qu’elle restait béate, un sourire niais aux lèvres. « OK ! C’était génial, mais comme l’a si bien dit la cheffe hier soir : on va pas y passer la nuit, se dit-elle. Surtout que c’est déjà le matin ! ». Les premiers rayons de soleil filtraient à travers les persiennes. Elle prit le temps de regarder autour d’elle. La veille, elles n’avaient pas pris la peine d’allumer.
    
    La chambre de Colette lui ...
    ... ressemblait. Le grand lit – confortable d’ailleurs –, une armoire à linge et un fauteuil décrépi qui servait de penderie à en juger au nombre de fringues qui s’y entassaient. Enfin, une bibliothèque-échelle où s’empilaient des revues scientifiques, quelques ouvrages de psychologie criminelle et plus étonnant des bouquins de SF avec notamment une dizaine de bouquins d’Isaac Asimov. Sans oublier un grand nombre de cartons qui attendaient d’être déballés. Pas de miroir, pas de décorations superflues, aucune fanfreluche, mais des godasses en vrac sur le parquet. À côté, sa propre chambre était un modèle d’ordre et dégageait plus de féminité.
    
    Une oscillation du matelas la tira de sa rêverie. Colette s’était retournée. Elle lui offrait la vision charmante d’un cul idéalement éclairé par la lumière diffuse de l’aube. Elle le détailla sans vergogne… Musclé, charnu sans être rebondi, nulle trace de cellulite. Une fracture verticale nette, ouverte. Anna dut tancer sa main qui insensiblement s’y dirigeait. Prenant appui sur un coude, elle laissa dériver son regard vers ce qui l’impressionnait dans le corps de son amie : sa poitrine. Des seins dont pouvait rêver toute femme normalement constituée. Des seins robustes qui malgré l’approche de la cinquantaine ne tombaient pas. Anna gardait un souvenir amusé de laitières néerlandaises aux loloches avachies lorsqu’elles faisaient du bronzing. Colette aurait pu leur en remontrer. Et ces tétons… Tétons qui gonflaient lors des changements dans ...
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