1. Les vacances de Laure (6)


    Datte: 21/02/2022, Catégories: Erotique, Auteur: M. de Seingalt, Source: Xstory

    Laure dormit mal cette nuit là. Curieusement, ce qui la minait n’était pas ce qu’elle avait fait, mais ce quelle n’avait pas fait. Elle se pardonnait mal d’avoir été si prête à se livrer à l’amant de sa meilleure amie. Que ce dernier n’ait pas esquissé le moindre geste déplacé, à part quelques regards appuyés, ne changeait rien au sentiment de culpabilité qu’elle éprouvait.
    
    Lorsqu’elle avait dépucelé le fils de Constance, elle n’avait pas eu l’impression de vraiment trahir la confiance de cette dernière, ni d’ailleurs les voeux conjugaux qui l’unissaient à son mari. Ç’avait été un concours de circonstances, un détour presque respectable du cours de son existence de femme mariée. Elle n’avait ni regret ni honte. Mais son escapade de la veille était d’une toute autre nature. Elle avait éprouvé une pulsion sexuelle brute, voire brutale, qu’elle ne reconnaissait pas. Et elle était un peu effrayée de sentir cette braise couver toujours en elle.
    
    Le matin venu, elle s’observa longuement dans le grand miroir de sa salle de bain. Cette femme élégante, qui lui rendait son regard, cette longue silhouette, elle en reconnaissait chaque détail, mais elle n’était plus sûre de vraiment la connaitre.
    
    Un coup d’oeil par la fenêtre lui fit remarquer que le temps était comme son esprit, incertain. Il faisait chaud, mais le ciel était nuageux, comme s’il n’arrivait pas à se décider à choisir entre le printemps et l’été.
    
    Avec un soupir, Laure, finit de se vêtir et descendit retrouver ...
    ... ses hôtes. Constance, Alain et François prenaient leur petit-déjeuner. C’était dimanche, et ce dernier n’avait donc pas de leçon de surf. Le voir ainsi, comme toujours d’une politesse irréprochable, toujours plein d’attention à son égard, ne fit rien pour atténuer les états d’âme de Laure. Elle sentit un besoin presque irrépressible de le prendre dans ses bras.
    
    Elle se contenta toutefois de lui demander comment il comptait occuper sa matinée. Le garcon, avec un regard qui en disait long sur ce qu’il aurait aimé répondre, expliqua qu’il comptait rester à la villa et travailler ses cours de médecine.
    
    — Je crois que je vais faire comme toi, dit Laure, une journée à bouquiner est exactement ce qu’il me faut aujourd’hui. Et vous les amoureux? ajouta-t-elle en se tournant vers Constance et Alain.
    
    La mère de François répliqua en se levant:
    
    — Vous êtes vraiment deux petits vieux tous les deux. Si vous voulez pantoufler, faites comme bon vous semble. Nous, nous allons faire du tourisme. Alain m’emmène visiter deux ou trois propriétés dans les Graves, avec dégustation dans chacune et déjeuner au restaurant gastronomique de Smith Haut-Laffite comme cerise sur le gateau. Vous ne nous reverrez pas avant le dîner, ajouta-t-elle avec un clin d’oeil à destination de Laure.
    
    Celle-ci n’était en fait pas mécontente de se retrouver seule avec François pour toute la journée. Trois jours avaient passé depuis son dépucelage, et s’il avait observé l’interdiction qu’elle lui avait faite ...
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