1. A la merci d'un pervers (1)


    Datte: 20/02/2022, Catégories: Trash, Auteur: Alessandra De Winter, Source: Xstory

    Tout commença un jeudi soir. Comme toute bonne étudiante, j’étais sortie tard sur une place du centre-ville qui accueillait un bon nombre de bars. Bière-pong, mètre de shooter, et mojitos, la soirée était passée beaucoup trop vite, et les verres s’étaient enchaînés trop facilement. Mes amies et moi étions passées de bar en bar, titubant dans nos jupes et nos robes bien trop courtes pour une soirée si alcoolisée, perchées sur nos talons aiguilles. Me concernant, j’avais opté pour une jupe noire en cuir s’arrêtant juste sous mes fesses. Un bustier blanc qui découvrait mes épaules ainsi que mon tatouage en forme de serpent.
    
    Il était environ deux heures du matin quand je décidai de rentrer sur le Campus. Mes amies, elles, avaient pris la direction d’une nouvelle boîte de nuit qui venait d’ouvrir, mais j’étais trop fatiguée pour les suivre. Ma tête tournait, mes jambes me portaient à peine, et mon estomac commençait à me faire sentir que les nombreux verres de Vodka n’étaient peut-être pas une si bonne idée.
    
    La rue était déserte. Je peinai à mettre un pied devant l’autre, et à garder les yeux ouverts. Mon téléphone vibrait, mais je n’avais pas suffisamment de force et de lucidité pour me concentrer à la fois sur la route, et sur la lecture de mes textos. Je fouillai dans mon sac à la recherche de mon portable quand une silhouette s’avança vers moi.
    
    — T’es perdue, chérie ?
    
    — Non, je rentre chez moi, articulais-je.
    
    — On va t’aider à rentrer, intervint une deuxième ...
    ... silhouette.
    
    — Non...
    
    La première silhouette m’attrapa par le bras, et me plaqua contre son corps qui empestait le tabac froid.
    
    — Viens avec nous bébé, tu ne seras pas déçue, dit-il.
    
    Alors que je rassemblais mes esprits en tentant de me souvenir comment lever mon genou afin qu’il atterrisse dans ses parties génitales, une troisième silhouette s’approcha et hurla quelque chose sur les deux premières. Je ne compris pas un mot de ses paroles, mais le premier homme me lâcha et tous deux s’enfuirent. Ma tête tourna et des tâches noires apparurent devant mes yeux. Je tombai alors lourdement au sol et la dernière chose que je vis fut la troisième et dernière silhouette qui marchait lentement vers moi.
    
    Je sortis peu à peu du brouillard. Mes sens revenaient doucement, un à un. D’abord l’ouïe ; j’entendais un robinet goutter pas très loin de moi et des pas lourds à l’étage du bas. Ensuite l’odorat, plusieurs odeurs se mélangeaient : le tabac, le café, l’humidité, et le parfum d’homme... J’essayai d’ouvrir les yeux, mais rien ne se produisit, mes paupières étaient comme bloquées. C’est là que le toucher est revenu. Mes yeux étaient bandés, et mes mains attachées. J’étais couchée, sûrement sur un matelas où se mélangeaient plusieurs draps. J’avais encore tous mes vêtements et mes chaussures. A l’exception d’un. Le goût me revint... Ma propre culotte était enfoncée dans ma bouche et bloquée par quelque chose qui ressemblait à du scotch.
    
    Je m’agitais comme un asticot, roulais ...
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