1. veni, vidi ... (2)


    Datte: 09/02/2022, Catégories: Divers, Auteur: balista, Source: Xstory

    Dans le bureau directorial
    
    Le lendemain, le téléphone arabe ayant probablement fonctionné sans que je m’en aperçoive, je suis convoqué vers les dix heures chez Monsieur Duschnockr Gérard de son prénom ; je suis un peu stressé, enfin je prends le dossier qui lui manquait hier, bien que je suppose qu’il n’en a rien à foutre.
    
    — Asseyez-vous Alain, voulez-vous un café ?
    
    — Oui, volontiers.
    
    — Jocelyne, apportez-nous deux cafés s’il vous plaît.
    
    Se retournant vers moi, il me dit :
    
    — Je suppose que vous savez pourquoi je vous convoque ce matin ?
    
    — J’ai plusieurs hypothèses, entre autres je vous apporte le dossier qui vous manquait, mais je vous laisse développer.
    
    — Voilà, Madame votre épouse m’a téléphoné pour m’informer que vous jouez aux voyeurs dans votre maison.
    
    — Ah ! Je vois, mais ne vous aurait-elle pas dit ce que j’ai vu ?
    
    — Nous y venons. Elle m’a confié que vous étiez comme on dit large d’esprit, pour autant qu’on le soit aussi avec vous, c’est bien cela.
    
    — On peut le dire et vous, vous en pensez quoi, étant quand même également un peu impliqué ?
    
    — Que du bien mon ami, permettez-moi de vous appeler mon ami. On ne se connaît que par relation de travail et encore pas directement, j’aimerai mieux faire votre connaissance en privé, si vous voyez ce que je veux dire, et nous vous invitons, mon épouse et moi, à souper après demain, avec la vôtre, demain je suis pris. Cela vous va ?
    
    — Merci, oui sans problème. Au fait, j’aimerais vous ...
    ... remercier, grâce à vous, elle m’a accordé une nuit torride où j’ai pu profiter des faveurs qu’elle a toujours refusées. Je ne sais si c’est pour se faire pardonner ou pour me remercier d’avoir les idées larges, mais c’était vraiment trop bon.
    
    — Je vous en prie, tout le plaisir était pour moi, content d’avoir pu vous être utile, et vous verrez, c’est bien de se connaître mieux, mon épouse se réjouit déjà de faire votre connaissance. Alors à après-demain soir.
    
    — Très bien Monsieur Duschnockr.
    
    — Entre nous, appelez-moi Gérard, voilà, je vous laisse, car je dois préparer ma prochaine séance.
    
    Ophélie Duschnockr
    
    Le lendemain, mon épouse me demande de passer à la supérette, ayant à finir d’étendre la lessive. Je lui demande sa liste de commissions et à la fin de mes heures, je prends mon auto pour aller au supermarché et alors que je suis en train de choisir quelles tomates choisir, je suis accosté par une jeune fille, bien mignonne, qui semblait me connaître, mais ma mémoire est infidèle et devant mon air un peu surpris, elle se présenta :
    
    — Ophélie Duschnockr. Vous m’avez remis ?
    
    — Ah ! Oui, la fille à Gérard, notre bien-aimé directeur.
    
    — C’est moqueur « bien-aimé » ?
    
    — Pour être franc, jusqu’à ce matin, j’aurai plutôt dit : « ce salaud de directeur », mais maintenant, je ne suis plus aussi affirmatif.
    
    — Vous avez encore beaucoup de courses à faire ?
    
    — Deux ou trois bricoles, mais au fait, puis-je à la sortie vous offrir un café ? Pour refaire un peu ...
«1234»