1. Le projet artistique (20)


    Datte: 07/02/2022, Catégories: Erotique, Auteur: Yojik, Source: Xstory

    ... pendant de longues minutes.
    
    Elisa : Nous refîmes plusieurs fois l’amour cette nuit-là. Nous ne baisions pas, nous faisions l’amour. Je finis alors par m’endormir dans ses bras. Comme j’avais souhaité le faire pour terminer de la meilleure façon cette nuit merveilleuse.
    
    Paul : Elle s’endormit comme cela alors que je lui caressais les cheveux. Moi aussi le sommeil me rattrapa vite. Mais au matin, nous fûmes réveillés par trois sauvages faisant irruption dans la chambrée. Gitta, François et Bertrand nous disaient de nous lever et de nous habiller. Je ne compris pas tout de suite pourquoi tant de hâte jusqu’à ce que je vois l’heure. Il fallait faire vite.
    
    Elisa : Nous avions dormi nus, mais devant l’urgence de la situation, je ne fis pas la prude et sortis du lit comme ça. Les garçons rangèrent leurs affaires dans leurs sacs un peu n’importe comment. Nous nous précipitâmes tous dans la cour. Gitta aida Bertrand et François à mettre leurs sacs dans la soute du car et leur fit un smack discret sur la bouche. Je me retrouvai en face de Paul devant le bus.
    
    Paul : J’aurais voulu passer plus de temps pour lui dire adieu. Nous n’eûmes même pas le temps de pleurer à notre séparation définitive. Je la serrai fort dans mes bras, tant pis si tout le monde nous voyait.
    
    Elisa : Je me blottis dans ses bras, une dernière fois. Et il me murmura à l’oreille ce que je redoutais tant, mais que j’espérais tout autant.
    
    — Ich liebe dich.
    
    Son entraîneur l’appela et il dut monter ...
    ... dans le car. Il s’assit à la fenêtre et me regarda le plus longtemps possible. Je fis des "au revoir" au car, jusqu’à ce qu’il soit hors de ma vue. Des larmes coulaient le long de mes joues alors que je souriais de bonheur : un homme m’aimait comme je l’aimais, mais il partait loin de moi.
    
    * * *
    
    Maxime narrateur
    
    J’étais sous le choc de ce récit. J’avais bien bandé à la description des frasques de Gitta et Hanna avec les Italiens, le frère de Elisa et les copains de Paul. Mais j’avais été touché avant tout par eux deux. Les filles avaient les larmes aux yeux comme devant n’importe quel mélo sentimental au cinéma. Non, elles étaient beaucoup plus bouleversées. Olivier et Germain étaient pensifs. Je me demandai alors si moi j’aimais Amandine comme Paul et Elisa s’aimaient déjà au moment de leur séparation. Je me rendis compte que les deux autres devaient se posaient la même question.
    
    Amandine, assise à côté de moi, vint simplement poser sa tête sur mon épaule. Je lui donnai un baiser sur le front. Olivier avait pris les mains de Liz dans les siennes et les caressait doucement en la regardant. Marie, qui avec sa jambe était déjà appuyée sur Germain, attrapa son bras et le tira à elle comme on tire une couverture. Je vis Sylvie et Carine chamboulées, elles auraient eu besoin de quelqu’un pour les prendre dans ses bras. Elisa et Paul avaient eux aussi les larmes aux yeux en évoquant ces souvenirs.
    
    — In... croy... able ! résuma simplement Sylvie.
    
    — Je comprends mieux ...
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