1. L'hôtel Grand Veneur, ou le premier jour de ma soumission (3)


    Datte: 26/01/2022, Catégories: Erotique, Auteur: olivia59-8, Source: Xstory

    Je fus surprise de voir qu’il ne s’avançait pas vers moi, mais qu’il se dirigeait vers la tête du lit. Je n’osais pas franchement le regarder, je ne sus alors exactement ce qu’il faisait, j’entendais bien quelques bruits, mais n’arrivais pas non plus à en définir l’origine. Il préparait quelque chose, mais quoi ? Sûrement sortait-il toute sa panoplie du parfait maître, pensais-je ironiquement.
    
    En parlant de Maître, il faut dire que nous avions eu précédemment une discussion assez animée au sujet du terme "Maître". Un mot qui me gênait à plus d’un égard. Certes, l’idée qu’un homme me domine me plaisait, mais de là à l’appeler Maître comme si ma vie dépendait de lui, je trouvais cela aberrant. Il faut dire que je viens d’une lignée de femmes ultra-indépendantes qui au fil des générations engendra ma mère, une belle une amazone qui fit un "bébé toute seule", aucun homme ne mit les pieds chez nous et je n’ai donc jamais eu à en écouter un de ma vie... Voilà encore un "mystère" sur mon besoin de soumission, que Monsieur Freud ou un autre de ses comparses lève le voile sur cette étrange énigme...
    
    Et puis en admettant que je veuille avec une réelle envie nommer un homme ainsi, il ne me semblait pas envisageable de le clamer à un inconnu, à mon sens, il fallait de la matière, une relation vraiment proche pour pouvoir accepter qu’un homme puisse être le Maître en toute chose.
    
    Lui s’en moquait un peu si je ne l’appelais pas Maître, Monsieur ou Nicolas pouvait suffire du moment ...
    ... que je le vouvoyais. Par contre, il voulait user voire abuser de ce terme vis-à-vis de moi. Il serait le Maître ici et le Maître de sa chienne. Nous avions donc finalement trouvé un terrain d’entente, tout était parfait, tout serait dit de bon cœur.
    
    Puis il regagna sans un mot le fauteuil, une fois de plus, je fus surprise qu’il n’eût pas un regard pour moi, mais bien vite il m’appela.
    
    — Approche.
    
    Voilà maintenant, nous allons réellement faire connaissance, pensais-je. Je tentai de me lever le plus dignement possible malgré l’engourdissement de mes jambes. Je n’avais que quelques pas à faire, mais doucement prudemment comme une enfant ayant fait une bêtise, je m’avançais vers lui jusqu’à m’arrêter à quelques centimètres. Il semblait confortablement installé, le dos bien calé, la jambe gauche croisée sur celle de droite.
    
    — Désires-tu toujours m’appartenir ?
    
    J’étais plutôt satisfaite de voir qu’il renouvelait sa demande, il semblait donc réellement se préoccuper de mes attentes.
    
    J’allais à l’essentiel sans trop en faire...
    
    — Oui Nicolas.
    
    — Fort bien, je m’en réjouis.
    
    Il avança sa main vers moi, j’ouvris la mienne instinctivement, puis je sentis qu’il refermait celle-ci sur la mienne.
    
    Ce contact m’électrisa, et me rappela toute la moiteur cachée dans mon sous-vêtement. J’étais bel et bien excitée par cet homme et ses manières.
    
    — Jusqu’ici, toutes mes chiennes avaient un nom, mais toi tu n’en auras pas.
    
    A cette annonce, je ne savais si c’était ...
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