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Le chantier
Datte: 13/01/2022, Catégories: fh, extracon, vengeance, jalousie, Auteur: MarieDesaix, Source: Revebebe
... la fausse blonde ressurgit dans son esprit. Pourquoi culpabiliserait-elle quand lui-même avait décidé à nouveau de la reléguer au second plan ce jour-là ? — Et toi ? Qu’as-tu fait de ta journée ? Encore avec ELLE ? — Quel est le souci, Josiane ? Le souci, c’était qu’elle les voyait tous les deux, sans cesse ensemble, plus heureux qu’elle ne l’était avec lui. Mais elle était emplie de la satisfaction d’avoir pu, elle aussi, goûter à un moment similaire, d’avoir pu se sentir à nouveau elle-même. Car elle savait désormais qu’elle était encore femme. — Qu’as-tu fait aujourd’hui, Josiane ? — Et toi ? Tu n’as toujours pas répondu. Tu sais que je ne la supporte plus, pourtant tu continues à traîner avec cette pute ! — Surveille ton langage, c’est une collègue, rien de plus ! Quel est ton problème, Josiane, bordel ! Depuis des mois, je ne te reconnais plus ! — À qui la faute ? À QUI LA FAUTE ? Josiane le gifla avec toute la rage et la souffrance emmagasinées depuis des mois, au bord des larmes. Un instant hébété par la violence du geste, il se reprit et saisit le poignet de sa compagne. Tellement de colère se dégageait de leur chair. Un venin qui avait eu raison de leur raison. Elle se débattait sans pouvoir lui faire relâcher sa poigne. — C’est uniquement de ta faute, hurla Josiane. — Ça suffit ! Quand est-ce que tu comprendras qu’il n’y a jamais eu que toi ? Il la tira ...
... vers lui. — Il n’y a jamais eu personne d’autre que toi. Il l’embrassa. Déception, amour et désespoir ; il en vibrait de tous ses pores. Pourtant, Josiane n’avait pas imaginé ces regards tendres vers cet autre, la tolérance dont il faisait sans cesse preuve à l’égard des erreurs professionnelles de cette femme. Elle ne l’avait pas imaginé cette comparaison permanente avec elle ni ces repas à deux qu’ils faisaient de plus en plus souvent. S’il ne l’avait pas trompée physiquement, dans son cœur, il l’avait déjà fait. Elle le savait. Bien qu’elle voie en lui son amour et son désir, elle ne croyait plus en lui. Elle ne pouvait plus discerner sa sincérité. Ses sens ne la trompaient pas. Il avait changé de comportement vis-à-vis d’elle. Et s’il n’avait pas conscience de son envie de l’autre, cela ne tarderait pas. Il l’embrassa comme un désespéré. Empressé, avide, possessif, il la caressait de ses mains, de sa langue dans les moindres recoins de son corps. Alors qu’il la léchait, elle ressentit une rancune coupable. Cela faisait moins d’une heure qu’elle avait joui avec l’autre. Et le serpent lui dit :« N’oublie pas. Pour lui, elle est plus belle que toi ». Elle n’eut aucun regret. Tandis qu’il se délectait de la saveur de son infidélité, elle se rappela le moment où elle s’empalait sur la queue de Julien. Puissante et terrible jouissance que celle d’une bonne revanche.