1. Histoire des libertines (82) : Femmes libres d’Hollywood (13) Ava Gardner, la fatale


    Datte: 12/01/2022, Catégories: A dormir debout, Auteur: Olga T, Source: Hds

    ... tempérament, le détachement vis-à-vis de son métier d’actrice ainsi que les illusions et désillusions face au bonheur.
    
    LA VIE SENTIMENTALE D’ABORD !
    
    Après plusieurs liaisons tapageuses, dont l’une avec le matador Mario Cabré (1916-1991), Ava Gardner quitte les États-Unis en 1954 et s’installe en Espagne à La Moraleja près du centre de Madrid, où elle a une nouvelle romance avec Luis Miguel Dominguín (1926-1996), torero célèbre, rencontré en août 1953 lors d'une soirée madrilène et qui eut aussi une liaison avec Lana Turner. La star a avec lui une relation amoureuse plus apaisée que celle qu’elle a partagée avec Sinatra. C’est d’ailleurs à cette époque que le couple Gardner-Sinatra se sépare pendant trois ans, ils finiront par divorcer en juillet 1957. Ils garderont tout au long de leur vie une relation d’amitié profonde. Privilégiant toujours sa vie amoureuse au détriment de sa carrière (« Quand je suis amoureuse ou que je vis une aventure, je cesse de travailler », dit-elle), la MGM lui infligera une suspension de contrat.
    
    Au début des années 1960, elle a une liaison avec le prince Alfonso de Hohenlohe-Langenbourg (1924-2003), connu aussi pour sa liaison avec Kim Novak.
    
    Puis ce sera une liaison mouvementée avec l’acteur George C. Scott (1927-1999) qui, sous l’emprise de l‘alcool, devient violent. Leur relation sera de courte durée.
    
    C’est au final une femme brisée qui finit sa vie à Londres dans la solitude, l’archétype même de l’actrice déchue et ...
    ... acariâtre. Un destin tragique, malgré cette parenthèse espagnole, ses plus belles années, disait-elle. Sa carrière décline lentement. A la fin de sa vie, Ava aura entrepris la rédaction de ses mémoires, où elle livre tous les secrets de sa vie. Elles ne seront publiées qu’en 2013, sous le titre « Ava Gardner: The Secret Conversations »
    
    Elle s’installe définitivement à Londres en 1968, où elle mourra des suites d’une pneumonie.
    
    UNE CROQUEUSE D’HOMMES
    
    S’il ne fallait choisir qu’une star pour incarner le Hollywood de l’immédiat après-guerre, ce serait Ava Gardner, nous dit l’historien Antoine Sire. Elle fut l’une des plus belles créatures cinématographiques, un mélange de beauté sculpturale et de vulnérabilité. A la fois charnelle et raffinée, elle était prédestinée à jouer les déesses défaillantes et les mythes chancelants. Elle était d’autant plus belle que sur son visage se lisaient les incertitudes, les égarements et le besoin de tendresse.
    
    Ava Garner envoûtait tous les hommes qu'elle rencontrait avec ses courbes affolantes et son insolente liberté. Elle était, pour détourner un titre de film, « la femme qui aimait les hommes ».
    
    Ava Gardner fut, sans conteste, l'une des plus belles femmes du monde. Sa vie fut peuplée d'amants, comme Hemingway, Sinatra, Brando, Bogart, Howard Hughes, des beach boys, des passants, des musiciens… - et elle eut trois maris.
    
    On l'a appelée « la plus femme du monde », mais elle ne fut pas la seule à qui l'on donna ce titre qu'appelait, ...