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Un jeune homme à la capitale (7)
Datte: 08/01/2022, Catégories: Divers, Auteur: JHaParis, Source: Xstory
... dans les bureaux où j’eus droit au secrétariat, à la comptabilité, aux magasins de stockage, au service emballage et expédition... Dans tous ces lieux, le personnel était majoritairement féminin. Cela ne m’étonnait pas au secrétariat ou à la comptabilité, mais dans les ateliers, au stock, aux expéditions, c’était la même structure : des femmes pour les travaux basiques et des hommes dès que l’on gravissait les échelons hiérarchiques. De retour dans le bureau de Mr Ruppert, en sa compagnie, j’entendis une sonnerie stridente puis immédiatement un remue-ménage, des claquements de portes et des bruits de discussions. L’heure de la pause venait de sauter. Mr Ruppert sursauta : — Déjà ! Zut, je dois vous laisser jeune homme, un rendez-vous avec le directeur général, m’affirma-t-il en me montrant le plafond du doigt. J’espère que je vous ai tout montré... — Je vous remercie, Monsieur de votre patience vis-à-vis de moi, vous n’aurez pas affaire à un ingrat. — Je l’espère. Cette semaine, vous serez sous les ordres de Mr Raymond, un garçon un peu rustre, mais compétent. Quoi qu’il en soit, n’hésitez pas à passer me voir. C’est promis ? me dit-il en me poussant vers la porte de son bureau. Une fois de plus, sa main était placée très bas sur mon dos et je n’aurais pas été étonné qu’il me tapote les fesses. Mais nous étions déjà dans le couloir. Il se rua dans l’escalier en me laissant en plan. Je partais donc vers la sortie en traversant l’espace secrétariat ...
... comptabilité maintenant désert et débouchais dans le hall piteux où j’avais commencé ma journée. Je le traversais rapidement et débouchais dans la cour où quelques ouvrières étaient assises au soleil, mangeant leur sandwich. Je m’arrêtais un instant pour jouir du soleil qui éclairait généreusement la cour. ... - Excusez-moi Je me retournais pour me rendre compte que je bouchais le passage à la secrétaire de Mr Ruppert, celle qu’il avait appelée Christine. — Ho pardon, je suis confus, lui dis-je en m’écartant. — il n’y a pas de mal. Elle passa, fit quelques pas puis revint vers moi. — Avez-vous amené quelque chose à manger ? me demanda-t-elle. — Eh bien, à vrai dire non. Je pensais trouver un petit restaurant dans les environs. Auriez-vous, par hasard quelques adresses à me recommander ? Elle hésita un instant. — Ecoutez, j’allais moi-même déjeuner. Voulez-vous m’accompagner ? — C’est que... Je ne voudrais pas être inopportun, Madame. — Mademoiselle... C’est moi qui vous le propose. Par contre, laissez-moi partir et dans 5 minutes rejoignez-moi au deuxième carrefour à gauche en sortant. Elle me planta là sans que je n’aie eu la possibilité de lui demander à quoi rimaient ces précautions. Puis je me dis que cela nous ferait un sujet de discussion. Sa tenue noire qui lui donnait une allure de veuve était déroutante et pourtant elle m’avait repris : Mademoiselle. Je soupçonnais une histoire étrange, un parfum de mystère. Et puis cela satisfaisait mon ...