1. Ô


    Datte: 06/01/2022, Catégories: fh, fplusag, dispute, revede, Voyeur / Exhib / Nudisme caresses, intermast, Oral 69, pénétratio, Humour extraconj, Auteur: Domi Dupon

    Précédemment : «Orage ! »
    
    Dans un village du Haut-Bugey, un violent orage provoque l’isolement d’un petit hameau. Notre « héros » Jeff éteint un incendie qui menaçait la maison de Madeleine, notre « héroïne ». Cette rencontre allume un feu d’un tout autre genre.
    
    Samedi matin (suite)
    
    Profitant de la légère accalmie qui suivit le départ de Madeleine, Jeff transférait des bûches de l’appentis, situé derrière le chalet, à la buanderie où il gardait toujours une réserve de bois sec. Si, comme il le pressentait, l’électricité tardait à revenir et si, ça il en était certain, la pluie redoublait, il aurait bien besoin de cette réserve pour se chauffer.
    
    Pour lui tenir compagnie et oublier le corps tentateur de Madeleine, il avait allumé son transistor. Après son cinquième ou sixième voyage, il s’arrêta pour écouter le fil info. Le journaliste annonçait que, lors du hold-up place Bellecour, le gardien de la paix, finalement, n’avait été que légèrement blessé. L’agresseur avait été identifié. Il le connaissait, pas personnellement s’entend, mais il était apparu comme comparse dans une affaire sur laquelle il avait travaillé. Bjorn Willander, un truand de bas-étage, un immigré suédois de deuxième génération, né dans le tristement célèbre quartier de Guinguettes. Le mec, il devait taper les soixante balais, un looser, un paumé de la cambriole. Il le voyait mal abattre un poulet, il avait dû s’affoler. Son collègue avait eu de la chance. Sûr qu’il ne courrait pas ...
    ... longtemps.
    
    Un bruit de voiture lui fit relever la tête : la Peugeot rouge s’arrêtait devant l’entrée de la maison voisine. La conductrice sortit de la voiture, regarda le portail fermé d’un air dépité. Haussant les épaules, elle se dirigea vers… Jeff eut le temps de se dire :« One more time ! » avant qu’elle ne secoue la cloche qui lui servait de sonnette.
    
    — Je suis vraiment désolée, c’est encore moi.
    
    Son sourire malicieux démentait toute contrariété.
    
    — Vous allez penser que je le fais exprès, mais il faudrait que vous ouvriez mon portail.
    — Vous n’êtes pas partie ?
    
    Vu qu’elle était en face de lui, c’était une évidence. Genre de remarques débiles dans lesquelles, il excellait.
    
    — Non, le pont est coupé. Le ruisseau déborde. Impossible de passer.
    — Merde alors ! Vous êtes coincée, là.
    
    Et une de plus ! S’il y avait un César d’enfonceur de porte ouverte, Jeff serait pour le moins nominé.
    
    — Oui. Va falloir que je me débrouille.
    — Je crois qu’il est inutile qu’on s’emmerde à ouvrir votre portail. L’électricité n’est pas revenue ! Garez-vous dans mon allée. Ce serait indigne d’un gentleman de vous laisser vous transformer lentement en glaçon.
    — Vous avez déjà… Je ne veux pas…
    — Ma pauvre dame, je crois que vous allez encore devoir me supporter. Vous n’avez guère le choix. Rester dans votre demeure ultramoderne et courir après la mort. Bien sûr, vous pouvez aller chez Micka Prin et profiter de la chaleur (et de l’odeur) de ses chèvres, ou chez les Pudubèque…
    — Oh non, ...
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