1. Changements de vie pour Jessica 05


    Datte: 03/01/2022, Catégories: Non Consentement / À contre-cœur Auteur: bytrouchard

    ... remettre.
    
    Au moment où je me suis vêtue, tout sentiment de pouvoir m'a abandonné. Je ne me sens plus comme une femme d'affaire importante et respectée, mais plutôt comme une femme facile affichant ses charmes. Le minuscule haut blanc laisse voir mon nombril et mon ventre plat. Le mini-short est remonté et expose la courbe de mes fesses à chaque mouvement. Mes jambes lisses et bronzées sont bien montrées.
    
    Au moment où j'ouvre la porte, je tombe presque sur ORTEGA. Je l'entends parler à quelqu'un alors qu'il monte les escaliers pour arriver dans le couloir. Immédiatement je me fige, la main sur la poignée de la porte. Il ne doit pas me voir comme ça! C'est la faute qu'il attend! Il ne laissera pas sa chance passer et il utilisera ma tenue contre moi pour prendre l'avantage.
    
    Alors que mes jambes sont paralysées d'horreur, mon cœur bat aussi vite que les ailes d'un oiseau-mouche. ORTEGA approche de plus en plus. Il est occupé par sa communication téléphonique, mais après quelques marches supplémentaires, il sera près de moi. In ne peut pas passer sans me remarquer.
    
    A la dernière seconde, je me libère de mon immobilité et je claque la porte des toilettes. Bien sûr, le bruit ne passe pas inaperçu. Je suis adossée à la porte, haletante, quand j'entends ORTEGA frapper :
    
    - Tout va bien là-dedans? Demande-t-il avec inquiétude.
    
    Je veux crier pour qu'il parte, mais je me retiens. Je suis tellement tendue que je m'évanouis presque. Tout ce que je peux faire est ...
    ... d'attendre. ORTEGA frappe encore quelques fois avant d'abandonner et partir. Ouf, j'ai eu chaud!
    
    Je n'ose pas sortir des toilettes pour femme après cette scène. O'BANNON, mon PDG, travaille toujours dans son bureau. Je ne peux prendre le risque de le rencontrer. Cela reviendrait au même que si je lui remettais directement ma lettre de licenciement. Je reste donc dans les toilettes, en passant nerveusement d'un pied sur l'autre, tout en écoutant les bruits dans le couloir. Je sais que je risque d'être en retard à « la soirée après le travail » de Daniel et de le mettre en colère. Mais j'ai trop peur pour bouger.
    
    J'attends seulement quinze minutes avant d'entendre des pas dans le couloir qui s'éloignent. Mais ces quinze minutes me paraissent des siècles. Quand je n'entends plus la pas, j'attends encore cinq minutes de plus pour m'assurer que le PDG a quitté le bâtiment. Puis j'ouvre la porte. Le couloir étant vide, je me précipite dans les escaliers si rapidement que je manque trébucher. Mais je n'ai pas le courage de faire une pause. Je retiens mon souffle jusqu'au moment où je suis assise dans ma voiture. Le parking est vide, personne ne m'a vu. J'ai quand même l'impression d'avoir vieilli en quelques minutes.
    
    Une bonne demi-heure plus tard, j'arrive devant la maison de Daniel. Cette fois-ci il n'y a personne assis sous le porche. Après avoir chaussé les sandales dorées à talons hauts, je me dirige vers la porte et je frappe. Personne ne répond. Pendant quelques instants, je ...
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