1. Ce n'est pas moi (3)


    Datte: 29/12/2021, Catégories: Erotique, Auteur: Yojik, Source: Xstory

    ... enfin ! Allez, ouste...
    
    Il me dit de partir mais il manque de conviction. Il a dans les cinquante ans, je sors mon arme fatale. Celle que j’utilise sur mon père quand j’ai besoin d’un truc : je minaude et je pleurniche. Ce n’est pas glorieux mais à la guerre comme à la guerre. Le coiffeur me regarde d’un œil goguenard. Il a compris mon manège ?
    
    — Allez. Vous ne voudriez pas qu’on donne un petit coup de pouce à votre fille dans cette situation ?
    
    Faire vibrer la fibre paternelle étant ma dernière cartouche, je croise les doigts et serre les fesses. Il soupire, hausse les épaules et roule des yeux.
    
    — Bon, juste un shampooing et un coup de brosse.
    
    — Oui, oui.
    
    Je me laisse emporter et lui saute au cou pour lui claquer la bise sur la joue. Je suis gênée et lui aussi. Il préfère m’indiquer les bacs et j’y cours. Je m’installe et le coiffeur me glisse une serviette dans le col de ma veste. Il le fait en passant par-dessus le lavabo, il n’est pas très grand et doit tendre les bras. Et là, je comprends qu’il a vu que je ne portais rien en-dessous. Il en profite donc discrètement pour zieuter mes seins. D’ailleurs c’est vrai qu’il ne m’a pas fait mettre de blouse. Je sens ses mains manipuler mes cheveux avant même de les mouiller :
    
    — Dites donc, vous avez fait quoi avec vos cheveux ?
    
    — Heu, j’ai pas mal transpiré aujourd’hui. A courir dans tous les sens...
    
    Je l’entends renifler mais il ne dit rien. Je ne me vois pas déballer ma vie privée même si je n’ai pas ...
    ... honte de ce que j’ai fait. C’est vrai ça ! Je n’ai pas honte de ce que j’ai vécu aujourd’hui. J’ai des désirs, des envies, des pulsions. J’ai bien le droit de les vivre si je le veux !
    
    — La température vous convient ?
    
    — Oui, ça va.
    
    C’est agréable et le coiffeur a des gestes délicats. Enfin un moment de détente dans cette journée de folie. Je ferme les yeux pensant me relaxer mais les images de mes différents ébats tournent dans ma tête. Je me replonge avec délice dans ces souvenirs récents.
    
    — Je viens de mettre un masque sur vos cheveux pour leur donner un coup de booste. On va laisser reposer quelques minutes.
    
    — Mais il ne fallait pas.
    
    — Ma petite, ma conscience professionnelle m’interdit de laisser vos superbes cheveux roux dans cet état.
    
    Je me détends, respire calmement et reprends ma sérénité avant de retourner dans le monde du travail. Je ne m’en inquiète pas trop, ce matin ça s’est passé normalement avec mes collègues. J’étire mes jambes, la route et les galipettes avec Sabine les ont endoloris. Je jette quand même un œil au coiffeur. Je me méfie de lui après ses yeux baladeurs. Mais il va et vient naturellement. Il passe dans sa réserve à ma droite et sort des trucs d’un lave-linge. Je vois que ce sont des blouses. Bien sûr, il les a lavées. Il n’a pas intentionnellement omis de m’en donner une pour me reluquer. Je l’ai mal jugé peut-être, en même temps avec cette journée. Il reprend son balayage et je le regarde faire, les yeux mi-clos. Quelques ...
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