1. 0301 Une histoire peut en cacher d’autres.


    Datte: 27/12/2021, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds

    ... regarde son physique élancé, pas vraiment musclé, mais très sensuel, sa peau claire, ses beaux cheveux châtains un peu bouclés...
    
    Je sens sur mon cou la caresse de cette chaînette qui était celle de Jérém et qu’il m’avait offerte au moment de partir après notre premier séjour à Campan, au moment de nous séparer, au moment où nos vies empruntaient deux chemins divergents. Malgré tout ce qui s’est passé, je n’ai jamais pu me séparer de cette chaînette.
    
    Je revois son corps de rugbyman, de jeune mâle fringant, sa peau mate, son brushing de bogoss, ses cheveux bien bruns, coupé très court autour de la nuque, ses abdos, ses pecs, ses tatouages sexy à mort, le petit grain de beauté, lui aussi sexy à mort, dans le creux de son cou, la chaînette que je lui avais offerte pour son anniversaire, nonchalamment posée sur sa peau mate, entre ses pecs saillants…
    
    Ruben me pompe sans reprendre son souffle. Je sens une chaleur intense, brûlante, presque douloureuse monter dans mon bas ventre. Je sens que je perds pied. Et lorsque l’orgasme me submerge, le bonheur de sentir mon jus partir dans sa bouche me rend dingue…
    
    Je repense au bonheur de le sentir perdre pied, de sentir son corps musclé trembler de plaisir. Je repense à ses giclées chaudes et puissantes qui explosent dans ma bouche et qui me rendaient dingue…
    
    "Vas-y, avale !", je lui lance, pour lui faire plaisir
    
    "Vas-y, avale !", il m’avait lancé, pour me faire plaisir.
    
    Ruben vient de se relever. Il m’embrasse ...
    ... comme un fou. Il est ivre de moi, ivre du plaisir de passif, celui qu’il kiffe par-dessus tous, et que je viens de lui offrir. Je le sens à la fébrilité de ses gestes, au frémissement de son regard.
    
    Il avait glissé ses mains sous mes aisselles, il m’avait aidé à me relever. Il m’avait serré très fort contre lui, je l’avais serré très fort contre moi. Je l’avais embrassé comme un fou, j’étais ivre de lui.
    
    "T’as aimé ? me demande Ruben.
    
    – Tu veux me tuer, je lui balance, assommé par ce nouvel orgasme, comme abasourdi.
    
    – Non, je veux juste te faire plaisir".
    
    Pour toute réponse, je pose quelques bisous dans son cou.
    
    "Alors t’as pas aimé ? il revient à la charge.
    
    – Si, si, bien sûr que si! Et toi, t’as aimé ?
    
    – Moi aussi, beaucoup! Je t’ai bien excité, hein ?
    
    – Oui, grave !
    
    – Tu me rends dingue, Nico…"
    
    Et là, il me serre très fort contre lui. Puis, il approche ses lèvres de mon oreille et me glisse tout bas :
    
    "Nico… je t’aime…"
    
    J’avais approché mes lèvres de son oreille et je lui avais glissé :
    
    "Je t’aime, Jérémie Tommasi
    
    – Je t’aime Ourson, je t’aime tellement !"
    
    Ça faisait quelques temps que je sentais ces trois petits mots au bord de ses lèvres. Et les voilà enfin. Ce sont des mots qui peuvent apporter toute la joie du Monde quand on les attend et toute l’angoisse de l’Univers quand on les redoute. Hélas, avec Ruben j’étais malheureusement dans ce dernier cas.
    
    Pourquoi est-ce que je redoutais d’entendre Ruben prononcer ces mots ? ...
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