1. 0301 Une histoire peut en cacher d’autres.


    Datte: 27/12/2021, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds

    ... force de répéter sous le regard d’un « public » qui veut y croire, les gestes, les mots et les attitudes sont devenus peu à peu naturels, et j’avais fini par devenir celui qu’il attendait que je sois.
    
    Ruben a vu en moi « un gars avec de l’expérience » et « qui sait ce qu’il veut ». Je me suis employé à combler ses attentes et j’ai appris à être ce gars. Tu parles d’expérience ! Avec une relation foirée et une poignée d’aventures au compteur, je suis loin d’être une référence. Mais je lui fais de l’effet et il a vu en moi ce qu’il avait envie de voir.
    
    Dans une certaine mesure, Ruben me fait penser à moi, au début des « révisions » dans l’appart de la rue de la Colombette. Un gars à la recherche de repères, à la recherche de la virilité qu’il ne trouve pas chez lui. Et bien qu’au début cela ait pu me paraître un brin surréaliste, cette virilité il a cru la trouver en moi.
    
    Mais il a suffi de me laisser faire, le laisser aller chercher mon égo masculin, le déballer, et le galvaniser. Et peu à peu mon plaisir a basculé.
    
    Je me suis laissé entraîner à jouer « le mec ». Un changement de taille, pour moi qui ai toujours préféré faire exulter la virilité de l’autre plutôt qu’envisager qu’on fasse exulter la mienne.
    
    Et force est de constater que me sentir désiré en tant qu’actif, en tant que « mâle », ça m’a quand même fait du bien à l’égo.
    
    Oui, Ruben me fait parfois penser au Nico que j’étais il y a un an et demi, lors des révisions avant le bac.
    
    A quelques ...
    ... nuances près, quand-même. Si j’ai fini par jouer au petit macho, c’est parce que j’ai senti qu’il kifferait ça. Quelque part, c’est lui qui l’a « demandé ». Je ne lui ai rien imposé, je n’ai pas voulu le dominer, et surtout pas en dehors de nos jeux sexuels. Je n’ai pas non plus exigé des trucs fous de lui dès le premier jour, je ne l’ai pas brusqué. Ça s’est fait tout en douceur, je lui ai montré des choses et je lui ai laissé trouver ses repères, à son rythme.
    
    Après l’amour, après le sexe, après parfois les mots crus, Ruben a toujours cherché mes bisous, mes caresses, mes bras pour s’y blottir, comme pour se sentir en sécurité, enveloppé par mon corps. Et je ne lui ai jamais refusé cette tendresse.
    
    Ruben me colle contre le mur, m’enlace fougueusement. Ses mains fébriles défont ma ceinture, ouvrent ma braguette, se glissent dans mon boxer, empoignent ma queue, la caressent, la branlent lentement. En un quart de seconde, je suis fou d’excitation.
    
    "Encore, t’as envie ? je le taquine, alors que je sens monter en moi une seule et unique envie, celle de jouir à nouveau.
    
    – J’ai tout le temps envie de toi, beau mec !
    
    – Vas-y, suce, je sais que tu as envie de ça !"
    
    Pas de réponse verbale à ma boutade, mais un regard embrasé de désir, son corps qui s’exécute au quart de tour, ses genoux qui touchent le sol, ses mains qui font glisser mon boxer et mon pantalon le long de mes cuisses, et ses lèvres qui avalent mon gland et coulissent le long de ma queue.
    
    Ses mains se ...
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