1. Le projet artistique (48)


    Datte: 11/12/2021, Catégories: Divers, Auteur: Yojik, Source: Xstory

    ... par en mettre un, je suis sûr, les rassurai-je.
    
    — Oui, probablement, acquiesça François.
    
    — Faut espérer qu’ils fassent comme moi au final.
    
    — Tout rater pour finir par en mettre un au fond par hasard ? se moqua François.
    
    Bertrand fronça des sourcils, je crus qu’il allait se fâcher, mais il lâcha :
    
    — En RDA, je crois pas qu’il m’ait fallu beaucoup d’essais pour la mettre au fond, non ?
    
    Nous comprîmes tout de suite qu’il ne parlait pas des matchs, mais bien de Gitta. A l’évocation de cette semaine, nous devenions rêveurs comme à chaque fois.
    
    — Ah ! Gitta, se lamenta François. Quelle fille quand même !
    
    — Tu l’as dit mon François, renchérit Bertrand. Je ne l’oublierai jamais. Et toi Paul, toujours fou d’Elisa ?
    
    — Plus que jamais, j’ai vu qu’elle est entrée dans l’association. J’espère que c’est pour me donner de nouvelles par un moyen détourné. Faudra que j’en fasse autant. Mais je sais pas comment pour l’instant.
    
    — Quelle nuit on a passée tous les trois ! se souvint François avec mélancolie.
    
    Alors que le match avait repris, mon esprit, et le leur sûrement, divagua vers les contrées allemandes. Je pensais à Elisa, me sentant déjà en couple avec elle. Soudain des cris retentirent, nous venions de marquer :
    
    — Eh, mais on a marqué ! s’écria François.
    
    — Ouais, ouais, ouais ! rajouta Bertrand.
    
    En effet, je voyais le ralenti de l’action. Un beau mouvement en triangle avait enfin permis de trouver la voie vers le but. Mais je me rendis compte que ...
    ... les deux autres avaient réagi avec un bon temps de retard. Ils devaient rêvasser à ce moment-là.
    
    — Bah alors tu dormais ? me taquina François.
    
    — Comme vous, je crois, lui répondis-je.
    
    — Oui, j’avoue que j’ai vu que la toute fin de l’action.
    
    — Euh, je pensai à autre chose, dit Bertrand tout en remettant son sexe en place.
    
    — Je vois très bien à quoi, à qui tu penses. Moi aussi, avoua François. Et toi Paul tu pensais à elle ?
    
    — Oui, c’est pour ça que j’ai raté le but.
    
    — J’espère qu’ils vont plus marquer sinon on va pas voir grand-chose. Quand je repense à Gitta, j’ai du mal à me concentrer, nous confia Bertrand.
    
    — Tu attends combien de temps avant que ça passe ? demandai-je.
    
    Moi j’avais besoin de me soulager pour que les images d’Elisa s’estompent.
    
    — Euh, euh, ça passe pas comme ça. Faut... faut que je me branle.
    
    — Ah ? Toi aussi ? s’étonna à voix haute François. Ça me rassure, je pensais être un gros pervers.
    
    — L’un n’empêche pas l’autre. Et puis moi aussi, je le fais, leur dis-je.
    
    Je venais d’annoncer que nous étions des pervers. Ma main se posa automatiquement sur mon sexe pour le masser par-dessus mon pantalon. Du coin de l’œil, je vis Bertrand et François faire de même. Et je savais qu’ils avaient vu les autres aussi. Le match fini, nous ne pûmes parler que de la première mi-temps, nous n’avions rien vu de la deuxième. Je n’avais qu’une idée en tête : me branler en pensant à Elisa. Je voulus me lever pour partir, mais ma tête tournait ...
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