1. La Saga des esclaves au Château du Marquis d’Evans (épisode N°1533)


    Datte: 05/12/2021, Catégories: BDSM / Fétichisme Auteur: MAITREDOMINO

    Alexsoumis au Château (Histoire écrite par alexsoumis & texte amélioré par MDE) – Suite de l'épisode N°1530) -
    
    Chapitre 9 : Le prêt -
    
    Je ne pus encore retenir mes sanglots … Le Maître silencieux, pleurait aussi … stoïquement. Il était rare, voire exceptionnel qu’Il laisse exprimer ainsi si clairement Ses émotions et donc, dans ce cas précis, Son profond chagrin …
    
    Depuis trois jours, je n’avais plus aucune nouvelle du Châtelain. Nous nous étions quittés, sans un mot ou presque, emportés l’Un et l’autre par nos émotions respectives. J’avais rangé très méticuleusement cette lettre jaunie par le temps dans ma bibliothèque, entre le montant de celle-ci et un livre, celui de Patrick Modiano. Très ému, j’avais souri en relisant le titre de ce bouquin : « Dans le café de la jeunesse perdue » … "Etrange coïncidence" m'étais-je dis ! C’était bel et bien au café du village que j’avais rencontré Monsieur le Marquis pour la première fois... Ma jeunesse était-elle derrière moi, perdue à jamais ? Je n’en savais rien encore, mais je m’attendais véritablement désormais à vivre une vie différente de celle vécue jusqu’ici ! … Hier au soir, étaient passés à la bastide, oncle Frédéric et sa femme, sur la route des vacances, en coup de vent comme d’habitude, juste le temps d’un dîner, juste le temps de dormir quelques heures, pour repartir très vite, très tôt, à cinq heures ce matin même, afin d’éviter les bouchons sous le réputé tunnel de Fourvière… « Une visite bien trop courte ! » ...
    ... m’avait dit oncle Frédéric avec ses grimaces ironiques habituelles et ses politesses académiques, alors que je les accompagnais jusqu’à leur voiture… « Tu parles » m’étais-je dis… Pas un instant, ils ne s’étaient préoccupés du devenir de mon avenir, pas un mot sur mes parents disparus, et il eut une indifférence totale pour Louise qui s’était donnée du mal pour le repas et la préparation de leur chambre… rien ! Des nombrilistes parisiens, des parvenus, bon chic, bon genre, ne se souciant que d’eux-mêmes, de véritables bourgeois égoïstes... Bref, j’étais soulagé de les voir repartir très vite.
    
    Jusqu’à la lecture de cette lettre, je n’avais jamais imaginé mes parents faire l’amour, jamais envisagé qu’ils aient pu partager leur intimité, éprouver du plaisir charnel l’un pour l’autre… « Imbécile que tu es, tu n’es pas né par l’opération du Saint Esprit ! » m’étais-je dit en souriant. Alors, comment échafauder une telle relation si particulière, je parle de cette relation de soumission, d’obéissance pour mes parents ? Comment deviner qu’ils aient pu me concevoir, qu’ils aient pu copuler, s’accoupler (par pure soumission et, ou, par amour sincère ?... ou les deux à la fois !) devant Monsieur le Marquis, sous Son regard, en toute impudeur et indécence… J’étais à la fois abasourdi, ébranlé et je l’avoue également séduit par cette révélation. Je comprenais mieux et cernais davantage mes pulsions, mes instincts, mes émois… J’étais bel et bien le digne fils de mes parents, un soumis, un ...
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