1. Marion et Madeleine (1)


    Datte: 21/11/2021, Catégories: Lesbienne Auteur: liber666999

    ... n’irai pas jusque-là.
    
    Pourquoi se montrait-elle si sincère avec cette femme ? Elle n’aurait su le dire, pourtant les mots sortaient de sa bouche comme s’ils n’avaient attendu que ce moment pour cela.
    
    — En fait, j’aime bien le sexe avec eux, mais je ne sais pas, ils sont toujours persuadés que cela ne passe que par l’usage de ... enfin vous savez quoi !
    
    — Non, dites-moi ?
    
    — Et bien leur sexe, leur verge, leur teub... ils ont tellement de noms pour la désigner que c’en est étourdissant.
    
    — C’est vrai alors qu’on fait tellement de choses avec les doigts, les mains, la bouche ...
    
    — C’est sûr. Oh, mais je ne comprends pas comment vous me faites dire des choses pareilles ...
    
    — C’est parce que je vous inspire confiance et que vous avez besoin de parler, parmi bien d’autres choses.
    
    — Oui, sûrement.
    
    Le silence s’installa brutalement. Il n’était pas lié à une gêne quelconque, plutôt au plaisir de laisser la complicité s’installer et s’épanouir. En plus, pour son plus grand désarroi Marion réfléchissait à tout ce qu’une femme pouvait faire à une autre avec ses doigts, ses mains, sa bouche et les idées qui lui venaient étaient sans doute agréables, car elle sentit que les pointes de ses seins commençaient à durcir et à tendre la laine de son pull, ce que Madeleine, puisque c’est comme cela qu’elle lui avait dit s’appeler, ne manqua pas de remarquer avec un petit ton ironique :
    
    -Vous avez froid ?
    
    — Non pourquoi ?
    
    — Parce que tes ...
    ... seins bandent ma chérie.
    
    Marion fut estomaquée par le passage du vous au tu et par le vocabulaire utilisé. Estomaquée, mais aussi encore plus excitée. Elle chercha pourtant à sauver la face...
    
    — Vous croyez vraiment que c’est...
    
    — Le nierais-tu ?
    
    — OK, j’admets.
    
    — Dis-le.
    
    L’injonction avait claqué brutalement.
    
    — Dis quoi ?
    
    — Dis ce que je te fais ressentir
    
    ...
    
    — Allez sinon je me lève et tu ne connaîtras pas la fin de cette intéressante conversation !
    
    ...
    
    — D’accord, bye !
    
    — Non, d’accord : alors voilà, vous m’attirez et c’est la première fois que je ressens cela pour une femme.
    
    — Oui, mais ce n’est pas de cela dont il s’agit petite sotte !
    
    — OK, vous m’excitez : j’ai les seins tous durs, les pointes qui sont tendues et je mouille ma culotte.
    
    — Et bien voilà, on y est ! Je suis ravie de te faire cet effet, effet partagé d’ailleurs. On y va ?
    
    — Où ?
    
    — Chez moi.
    
    Marion ne répondit pas, c’était un peu trop, mais quand Madeleine se leva et lui prit la main, elle se laissa faire, consciente du fait que ce ne serait sûrement pas la dernière fois.
    
    Les deux femmes partirent la main dans la main, Marion s’aperçut que Madeleine faisait une tête de plus qu’elle. Pendant tout le trajet jusqu’au quartier de Jouvence, les deux femmes n’échangèrent pas un mot.
    
    Madeleine habitait dans un fond de cours.
    
    Lorsque la porte de son appartement claqua sur les deux femmes, Marion sut que rien ne sera plus comme avant. 
«12»