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Olga, Elodie et Philippe 16 - Soutenance de thèse
Datte: 13/11/2021, Catégories: A dormir debout, Auteur: Olga T, Source: Hds
... avec sa fille chérie qu’il venait enfin de retrouver. C’était pour lui la fin des cinq années de sa vie les plus terribles : la séparation avec sa fille. Cette traversée du désert semblait enfin se terminer. La maman était surtout inquiète, beaucoup plus que de raison, pour la santé du frère de son époux. L’oncle envoya un nouveau texto proposant de les rejoindre plus tard, après sa sieste. Il était soi-disant toujours fatigué à l’infirmerie. En fait, le tonton venait de terminer une grande planche de charcuterie pour deux à lui tout seul. Il avait commandé un bon bourguignon pour saucer ses frites et attaquait son second pichet de rouge. Il fêtait son ascendant sur la petite qui flattait tellement son égo et lui rappelait les plus beaux souvenirs de sa vie, en bandant bien gras. Philippe était aux côtés de la star du jour, échangeant avec le Président du jury toujours au garde à vous face à Elodie. Il reçut le sms qu’il redoutait, il devait partir au plus vite pour Bruxelles. Il partit saluer le papa, en présence d’Elodie et se présenta enfin à lui. Les deux hommes se serrèrent la main fermement et virilement et le papa cligna des yeux en guise de merci, sentant que cet homme méritait son respect. Philippe ne salua même pas la maman toute proche qui se sentit pour la première fois de sa vie un peu fautive de quelque chose. Olga proposa un déjeuner entre filles avec Elodie et son ex petite amie. Elle ne perdait pas le nord. Elodie proposa de faire cela un autre ...
... jour. Elle avait réservé un petit restaurant pour sa terrible famille qui avait sûrement bien faim. La cérémonie du champagne terminée, Elodie regarda partir, comme au ralenti, les membres du jury, son ex petite copine, Olga, Philippe et Mario. C’était la dernière fois qu’Elodie accepta de voir son ex psy et sa première Maitre de stage. Elle était très contente de les voir partir de sa vie pour toujours. Il était temps pour elle de faire le ménage. Elodie sentit qu’une grande page de son passé venait de se tourner. Elle posa sa main sur l’épaule de son père, sentant le rythme lent de son cœur, apaisée par la force de cet homme tant ancré dans sa terre. Tous deux étaient tellement seuls, chacun de leur côté. Ils sentaient dans ce contact si simple une complicité et une sublime harmonie. Point besoin de parler pour se comprendre. Elodie, en apesanteur, était sur son petit nuage, délivrée de plein de choses, se sentant flotter, toute légère. Le temps s’était arrêté pour elle car elle était finalement parvenue au sommet. Il lui semblait avoir passé sa jeunesse à gravir l’Himalaya par la face nord, toute seule avec sa petite tente. Certes, trois gentils sherpas l’avaient aidé à affronter le froid et le vent, lui avaient donné de bons conseils et financé le matériel. Désormais elle pouvait sereinement entamer la descente par le versant sud, celui baigné de soleil, comme si elle avait basculé dans une autre vie, celle de son statut de femme. Elle n’était plus l'étudiante ...