1. C'était mérité (2)


    Datte: 31/10/2021, Catégories: Divers, Auteur: PetitePoulette, Source: Xstory

    Chapitre dédié à mon pédé préféré.
    
    Le soleil est levé. J’ai un peu de mal à me rappeler où je suis, mais les ronflements d’Estelle me ramenèrent assez rapidement à la réalité. Mon lit king size me manquait affreusement. Comment les pauvres font-ils ?
    
    En pleine réflexion, un policier tapa contre les barreaux de la cellule :
    
    — Lhettpou, ramène-toi.
    
    — Nous n’avons pas élevé les cochons ensemble, connard, murmurai-je en traînant les pieds.
    
    — Répète pour voir ? me dit-il en ouvrant la cellule
    
    — Rien.
    
    Il me prit par le bras et me poussa devant lui.
    
    — Avance, salope ! entendis-je derrière moi.
    
    Même dans cette position, je pouvais sentir son regard insistant à la recherche d’une quelconque forme sur laquelle bander. Triste que je sois plate.
    
    Je ne suis pas le genre de femme qui aime être insultée ou obéir à des ordres, mais bon… Je n’avais pas le pistolet, malheureusement. Donc j’ai avancé. Et j’ai commencé à me questionner pendant ces cinq minutes de trajet :« Suis-je une salope ? Parce que lorsqu’il m’a dit "Avance, salope !", c’est qu’il s’adressait à une salope. Et j’ai obéi. Donc techniquement j’en suis une. Mais une salope est fière de l’être. Je suis trop bien placée dans la société pour être fière de ça. Dur dur d’être une salope… »
    
    La porte de la salle d’interrogatoire s’ouvrit et je retrouvai avec... plaisir le vieil officier et son acolyte gay mais pas trop. Pas du tout, même. Je devrais le lui demander… Je m’assis, croisai les jambes et ...
    ... fixai les deux policiers dans les yeux. J’avais pris plus d’assurance depuis la veille, me sembla-t-il.
    
    — Mademoiselle ?
    
    — Oui ?
    
    — Êtes-vous sûre que ne voulez toujours pas d’avocat ? me demanda Gay-mais-pas trop.
    
    — Vous pensez que parce que je suis une femme noire je ne peux pas me défendre par moi même ? dis-je, les larmes aux yeux.
    
    — Euh… non, pas du tout. Enfin, Mademoiselle, je... j’arrête de vous poser la question.
    
    — Merci, lui répondis-je en souriant. Je reprends ?
    
    — Oui, allez-y.
    
    « Où en étais-je hier... Ah oui ! Donc, tout allait bien. Les choses s’étaient passées assez vite et nous nous sommes installés dans son appartement le mois suivant.
    
    Tout était si parfait avec lui… Il m’apportait le petit déjeuner au lit après que nous ayons fait follement l’amour. Il était assez bon à ça également. J’aurais dû lui couper la bite et la garder avec moi : au moins il n’aurait plus trompée avec qui que ce soit. Je me pose encore des questions sur la manière dont j’aurais pu la conserver. D’ailleurs, savez-vous si elle resterait en érection ou non ? Parce que s’il n’y a plus de sang, logiquement, ce n’est pas possib… »
    
    — Mademoiselle, pourriez-vous vous concentrer sur l’histoire, s’il vous plaît ? me demanda le policier gay-mais-pas-trop en soupirant.
    
    — Je me perds souvent. Mais c’est important pour la suite, vous verrez.
    
    Soupir.
    
    « Après ces matinées dignes d’un rêve, j’allais au bureau. Vous n’ignorez sans doute pas que je suis la PDG de la ...
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