1. La laverie et son histoire (1)


    Datte: 26/10/2021, Catégories: Divers, Auteur: Kapa13, Source: Xstory

    ... les deux mains dans les poches de son jean orné de sigles asiatiques sur la fesse droite, marche un peu, s’appuie à nouveau sur cette table, sur le coin, mettant en valeur son cul. Finalement, sa nonchalance et son désœuvrement lui donnent du charme et une certaine beauté.
    
    Je l’imagine nue sur un lit, blanche, abandonnée, molle et désirable, ne faisant rien pour l’être, mais terriblement bandante. Je ne l’imagine pas active, mais soumise, elle doit faire ce qu’on lui dit de faire. On lui a toujours dit ce qu’elle devait faire. Elle continue. Je n’aimerais pas lui dire : « suce-moi ». Elle le ferait, sans plaisir, résignée, ou alors ferait semblant. J’aimerais me tromper et penser que c’est certainement une sacrée nénette qui baise par passion, d’un abandon feint qui cache un tempérament de feu, qui se réveille sous la caresse, qui aime le cul, la bite, qui aime qu’on la baise et qui aime baiser. Une femme qui ferait la prude devant les demandes de son mec, inacceptables, mon œil, elle en rêve, elle en mouille, l’éventualité de lécher son homme là ou elle peut être vue, observée, surprise. Baiser devant un autre mec qui prendrait des photos, le verrait bander dans son jean, imaginant prendre sa bite dans sa main quand son mec continue de la baiser.
    
    Merde, elle s’en va, avec son gros sac plein de linge propre. Où va-t-elle ? Que va-t-elle faire en rentrant chez elle ? D’ailleurs comment est-ce chez elle ?
    
    J’imagine son intérieur quelconque, comme elle. Un petit ...
    ... appartement, trop cher, au troisième sans ascenseur, avec des petites pièces, propres sans plus, avec des peintures défraîchies, une cuisine minuscule, un salon où trôneraient un canapé « but » devant une table « but » et une télé démesurée pour ne rien rater du treize heures et des feuilletons habituels qui lui raconteraient des histoires impossibles, mais qui enfin la feraient rêver. Car elle ne rêve plus, sa vie ne lui laisse aucune possibilité d’envisager une amélioration. Peu de travail, l’ennui, l’homme quelconque et sans intérêt qui lui non plus ne la fait pas rêver. Et puis la chambre, avec des peluches qui lui restent de son enfance, posées sur ce lit recouvert d’un couvre-lit offert par sa mère, un couvre-lit au crochet, une petite pièce sans avenir. A quoi rêve-t-elle ?
    
    Elle rêve d’un homme, un homme qui la regarderait, un homme dont elle aurait envie, un homme qu’elle aimerait caresser, embrasser, un homme qui la caresserait des heures, qui ferait monter son excitation et son plaisir. Un homme qu’elle aimerait ! Alors elle s’est étendue sur son lit, elle a poussé ses peluches de petite fille et elle soupire. Elle a envie de sexe. Personne n’est là pour elle, pour ses désirs, alors elle laisse aller son imagination. Ses seins durcissent déjà, elle a envie de cul, elle veut une queue dans la main, dans la bouche, dans le vagin, une queue qui bouge. Elle n’en a pas, alors son imagination travaille. Elle a relevé son pull noir au-dessus de ses seins souples et blancs, ...