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C'était mérité (3)
Datte: 18/10/2021, Catégories: Divers, Auteur: PetitePoulette, Source: Xstory
... donc en incapacité de me stopper. Elle vit seule. Quelle cruche… je suis sûre et certaine qu’elle est bouleversée par ce qu’il lui est arrivé. Elle ne pourra plus se plaindre puisque, gentille comme je suis, je vais mettre fin à sa vie. « Quel grand cœur je possède… » me dis-je en mettant mes gants pour ouvrir le portail. Tue-la. « Avec plaisir ! » souris-je en montant les escaliers. Il faisait froid et noir dans cette maison. Un froid annonçant un terrible présage. Dans une chambre à l’étage, deux personnes s’embrassaient avec l’intense désespoir de ceux qui savent qu’ils ne se reverront plus jamais. Triste et beau à la fois, ce spectacle.Beau et morbide à la fois, ce spectacle.Une des deux se mit à califourchon sur l’autre tout en la déshabillant, mais elle s’arrêta. Un murmure. On aurait cru entendre « Avec plaisir. »Soudain, du bruit. Elle tentait de crier, cette pauvre victime, mais elle était déjà prise au piège. Prise au piège dans la toile de l’araignée. Il ne restait plus qu’à prier. Trois minutes plus tard, le silence emplit de nouveau la maison et les oiseaux cessèrent de chanter.Elle était là.Elle avait toqué.Elle marchait vers l’escalier pour prendre ce qui lui revenait. Mais allons voir ce qu’il y avait dans cette chambre, si vous le voulez bien. Une femme était couchée, les yeux ouverts et remplis de frayeur. L’autre, toujours à califourchon, enleva un gant et caressa le visage de l’être aimé. Car elle l’aimait, cette femme. Avant qu’elle ne ...
... couche avec sa propriété.La main descendit plus bas sur le cou et toucha, presque avec émerveillement, les marques de mains sur le corps désormais froid.Quelle mort bestiale !Quelle mort…Elle entra. Elle n’est pas patiente.— Prends-la, sourit la femme en fixant la porte.Un courant d’air froid emplit la pièce ; le corps sans vie tressauta, ouvrit la bouche comme si un long filet blanc s’en échappait.Elle s’avança et récupéra son dû.Un mot fut lancé : « Merci. »Un autre courant d’air.Une porte se fermant. Seule.Et comme dans un rêve, la chaleur revint.La Nature reprit ses droits et la lumière réapparut. — Allô, Marie ? — Oui Madame ? — Viens ranger les poubelles. La benne est au numéro ** de la rue ********. — Ce n’est pas l’adresse de… — Dépêche-toi ! la coupai-je avant de raccrocher. Sur le chemin du retour, je me mis à me questionner. J’avais déjà tué une fois, mais cette fois-ci cela avait été plus... intense. Plus jouissif. Mieux. Voir la vie s’éteindre lentement dans ses yeux alors qu’elle s’accrochait. Elle ne voulait pas mourir, cette conne. « Elle m’a même griffée ! » songeai-je en touchant distraitement le dos de ma main. Bref, je pense vraiment que l’étranglement est le meilleur moyen de tuer. Il faut juste ne pas relâcher la pression. Mais tout le monde ne peut pas, malheureusement. Arrivée à la maison, je me couche ; et à défaut d’être bercée par Marie, c’est dans les bras de Morphée que je tombe. Un tribunal. Des voix autour de moi : Quelle ...