1. Une histoire abracadabrantesque


    Datte: 14/10/2021, Catégories: fhh, ffh, grp, Oral pénétratio, fsodo, Partouze / Groupe historique, Humour aventure, fantastiq, Auteur: Laetitia

    On y va, accrochez-vous…
    
    — J’habite seul avec Maman dans un très vieil appartement rue Sarasaaaatteu
    
    J’étais d’humeur guillerette ce matin-là. Je chantais sous la douche.
    
    — Comme ils disent…
    
    Avez-vous remarqué que cette très, très belle chanson de Charles Aznavour, une des plus belles de la chanson française, commence par une phrase venue de nulle part ? « J’habite seul avec Maman » ! Ça m’a toujours choquée, enfin ça m’amuse plutôt. Pas vous ?
    
    Le grand Charles s’en est-il rendu compte ? Assurément oui ! Soit il a voulu être facétieux avec ses auditeurs, soit il n’a pas eu le choix. Écrire une chanson, ce n’est pas forcement simple. Faut que ça rime, faut le bon nombre de pieds, pour l’équilibre, pour que les phrases ne fassent pas tronquée, pour l’harmonie quoi. Une incohérence discrète, parfois, ça permet d’harmoniser une phrase. D’ailleurs, il continue au ver suivant :
    
    — J’ai pour me tenir compagnie, une tortue, deux canaris et une chaaaaaatteu.
    
    Et Maman ? Elle est empaillée ? C’est trop pour être un hasard. Il l’a fait exprès ! Ou peut-être a-t-il voulu mettre un grain de fantaisie dans une chanson un peu dramatique qui abordait à une époque un peu fermée encore, un sujet tabou sans tabou justement : l’homosexualité.
    
    Bon, je ne suis pas qu’une chanteuse de salle de bain. J’ai un joli grain de voix. J’ai chanté longtemps dans une chorale. Notre répertoire était composé de gospels et de standards anglo-saxons ou français.
    
    J’ai un panel de voix ...
    ... assez large, tantôt un peu rauque, idéal pour lasoul music, tantôt pouvant monter dans les aigus. Je chante parfaitement le début de« Somebody to Love » de Queen, par exemple. Bon, là où Freddy Mercury montait en puissance au fur et à mesure, moi je stagne un peu, je plafonne. Freddy était un génie, mais il a beaucoup travaillé. Je ne suis qu’une amatrice. C’est pour ça que je m’arrête au début de« Somebody to Love ».
    
    Mais revenons à nos moutons. Je digresse. J’étais sortie de la douche et je me regardais de près dans le miroir au-dessus du lavabo, à la recherche du moindre petit défaut : ride, point noir, début de bouton, teint cireux. Rien ! Zéro défaut ! Trop belle Lætitia. Hier, après un week-end délicat, tu avais des cernes à faire peur à un zombie, aujourd’hui, tu es toute fraîche ! Belle comme un cœur… Je me suis envoyé un bisou dans la glace.
    
    Sacré week-end tout de même, pensai-je en me remémorant le nombre de bouteilles de vodka descendues par les convives et la jolie rousse que j’ai retrouvée dans mon lit le lendemain matin. Mais je vous épargne les détails. Non, n’insistez pas… Bon, mais une autre fois, promis. Là, mon histoire d’aujourd’hui n’avance pas. Et franchement, chers lecteurs, vous ne m’aidez pas !
    
    Je pressai le tube de dentifrice, afin d’en étaler une généreuse couche sur ma brosse à dents, tout en me tournant légèrement de trois quarts pour m’observer à nouveau.Pas de bourrelets ! Et ta poitrine, franchement ! Toujours aussi fière !
    
    — Ogez ogez ...
«1234...8»