1. COLLECTION ZONE ROUGE. Matricule 100 605. Début de la saison I (1/3)


    Datte: 13/10/2021, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: CHRIS71, Source: Hds

    ... jeune allemand avait travaillé dans notre ferme et avait couché avec la fille de la maison.
    
    C’était ma mère.
    
    Avant la venue de ce garçon, elle fréquentait déjà mon père et lui aurait fait croire que j’étais de lui.
    
    • C’était une salope !
    
    Nullement, il faut se remettre dans l’époque, être fille-mère, surtout dans notre religion, s’était presque se condamner au bucher, tout du moins être banni du village.
    
    Après avoir été avec l’allemand ignorant à jamais son nom, voyant qu’elle avait fait une bêtise, elle s’est empressée de coucher avec papa afin qu’il accepte sa paternité.
    
    • Mais vous êtes née blonde aux yeux bleus comme ce jeune allemand.
    
    Exact, mais elle a eu la chance que papa soit follement amoureux d’elle.
    
    Il faisait le coup de poing chaque fois qu’au café du village on lui disait qu’il était un cocu consentant.
    
    Il était aussi fort que Marek, qui lui ressemblait un peu.
    
    J’ignore si je dois vous avouer cela, depuis la mort de tous ces gens, je me demande si Marek avait une possibilité d’être mon demi-frère.
    
    C’est vrai que lorsque j’étais petite, chaque fois qu’il le pouvait, mon père allait pêcher dans un petit bois dans la rivière à quelques mètres de la ferme de mon amour disparu.
    
    Ils nous ramenaient du poisson.
    
    Bref, si ça avait été ainsi, je pense que ...
    ... papa se serait opposé à notre mariage.
    
    La disparition de tous ces acteurs de ce moment de ma vie clôt le sujet.
    
    Mon baluchon au bout des bras, j’ai pris la direction de Varsovie.
    
    Un moment, j’ai senti l’envie d’enterrer dans notre rite tous ces malheureux, mais comme je l’ai dit, je me serais tuée à la tache.
    
    Et surtout j’avais peur qu’après les avions, ce soient les soldats de ce cher Adolphe qui débarque.
    
    • Qu’alliez-vous faire là-bas ?
    
    Chercher du travail, il fallait que je continue à vivre et aussi la protection de la grande ville.
    
    De Lodz à Varsovie, il y a environ 150 kilomètres, je marchais depuis deux jours.
    
    Je me suis arrêté les pieds en sang dans un village lui aussi dévasté par les bombes, eux avaient eu de la chance, l’auberge avait été épargnée.
    
    Mes pieds étaient en sang, c’est là qu’ayant enlevé mes chaussures, une voiture s’est arrêtée.
    
    Un homme d’une soixantaine d’années en est descendu et est venu s’assoir non loin de moi dans ces jours de septembre où la chaleur était toujours là.
    
    • « Vous semblez blessée mademoiselle, je suis médecin !
    
    Je viens de venir visiter ma maman qui habite ici et je repars pour Varsovie ou j’ai mon cabinet, laisser moi voir vos pieds. »
    
    Je pensais avoir trouvé un moment de chance.
    
    La suite va me faire déchanter... 
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