1. Une après-midi craquante (2)


    Datte: 11/10/2021, Catégories: BDSM / Fétichisme Auteur: Artémis

    Ce n’est que lorsque la fraîcheur du tissu en satin entre en contact avec mes paupières fermées que tous mes sens se mettent en alerte. Mes poignets maintenant bien enserrés dans de lourds bracelets en cuir sont fermement attachés à mon cou, de sorte que ma poitrine se retrouve écrasée entre mes avant-bras. J’entends le parquet craquer sous les pieds de mon homme devenu mâle alpha et je sens à sa démarche qu’il a pris possession de la pièce entière et peut-être prochainement de mon corps et mon âme.
    
    Nue, attachée de la sorte, mon corps exprimant clairement son excitation, ma chair hypersensible commence à frissonner tandis que le bruit d’un bouchon de bouteille qui saute me fait tressaillir. Je tends un peu plus l’oreille et me concentre sur le son que le liquide fait lorsqu’il se déverse dans le verre, certainement en cristal à en entendre la mélodie. Puis, à nouveau, des pas qui reviennent dans ma direction.
    
    Je sens sa présence au-dessus de moi, il me toise, me regarde, me mate. Je le sens rien qu’à son souffle qui passe doucement sur ma poitrine, à la posture qu’il a devant moi. J’ai l’impression que son corps a pris de l’ampleur, comme si la testostérone qu’il contient pouvait peser plus lourd que lui-même.
    
    L’air, chargé de tension sauvage et animale me fait respirer de manière saccadée, je sens mon cœur tambouriner dans ma poitrine et mon entrejambe pulser au rythme de ma respiration. Lui, de marbre, prend ma mâchoire entre ses doigts pour me relever la tête ...
    ... vers lui :
    
    « Respire ma belle. »
    
    Mon cœur a un raté, il sait parfaitement l’effet qu’il a sur moi, et susurrer ses paroles si proche de mon oreille sans jamais me toucher me fait me liquéfier un peu plus.
    
    De son doigt tendu, il parcourt l’angle de ma mâchoire, pour descendre lentement le long de mon cou, puis sur mes seins, jusqu’à frôler le bout de mon téton. Un soupir m’échappe, je manque d’air. Le tracé effectué par le bout de son doigt me brûle comme si il m’avait marquée sur son passage.
    
    Sa propriété, voilà ce que je suis.
    
    Alors qu’il s’éloigne de moi, je m’égare quelques secondes sur notre passé commun, la manière qu’il a eu de me charmer, de m’initier à cette pratique je ne connaissais jusqu’alors que de nom.
    
    Même si notre relation pouvait paraître des plus classiques au premier abord, il avait su m’emmener sur des chemins bien sombres, aux tréfonds de la perversité ; là où je n’aurais jamais pensé apprécier quoique ce soit de ce monde, absorbant ses envies les plus sales et en en redemandant de plus belle. Une ancienne conversation résonne encore dans ma tête, celle où je lui promettais de l’accompagner au plus profond de sa noirceur, afin que nous puissions atteindre ensemble, l’innommable et le plus interdit de nos envies lubriques et malsaines. Je suis son réceptacle et j’adore ça.
    
    Je sors de ma rêverie lorsque mes lèvres sont prises d’assaut, sa barbe rugueuse m’irrite la peau. Il m’embrasse brutalement et sa langue me violant littéralement la ...
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