1. Instants furtifs (2)


    Datte: 09/10/2021, Catégories: Gay Auteur: Emil

    Je suis revenu chaque année sur cette plage. J’y ai profité de la mer et du soleil. Dès mon départ du gite, je suis déjà excité par le plaisir de la baignade, du soleil et de l’exhibition à venir. Si de nombreux adeptes du naturisme sont peu enclins aux prouesses coquines, il n’en reste pas moins qu’une frange importante de nudistes associe le plaisir de vivre nu avec celui de l’exhibition et de la drague en milieu naturel. Pour ma part, longtemps complexé par mon physique et une éducation rigoriste, j’ai peu à peu appris à m’accepter tel que je suis et à trouver du bonheur dans « l’exhib ». Naturellement tourné vers les autres, j’ai appliqué à cet exercice la même recette qu’à toutes les autres relations humaines. De là à avoir besoin de séduire et d’être séduit, il n’y a qu’un pas qui a vite été franchi. C’est donc ce désir profond qui m’habite lorsque je me rue, à demi nu, à bicyclette vers la plage. Mon esprit en est envahi et mon corps en frémit sans cesse.
    
    Se régaler de la chaleur du soleil et de la fraicheur de la baignade en est l’indispensable complément.
    
    Arrivé au port, ou plutôt au rivage, j’ôte fébrilement ce qui me reste de vêture avant même d’attacher mon vélo à un arbre, puis je dévale la dune. La brûlure du sable puis la fraicheur de l’eau me saisissent. Peu à peu, mon corps se détend et s’apaise dans les vagues qui me bousculent et me caressent. Lorsque je suis totalement relaxé, je sors de l’onde et me laisse sécher en longeant le rivage. Bientôt, ...
    ... j’erre totalement nu dans la dune, à l’ombre, et en profite pour contempler quelques anatomies intéressantes. Je ne m’y sens bien que si je déambule, absolument dévoilé, sans même mes lunettes, au prix d’un léger flou qui finit par me plaire. La pinède est étonnamment calme et les voyeurs discrets et peu nombreux. Des incursions gendarmesques et la Covid sont passées par là. Parfois, au sommet de la butte, côté mer, quelques couples se caressent et provoquent de petits attroupements, mais rien de plus.
    
    Mes partenaires de jadis n’ont jamais reparu et je regrette de ne pas entrevoir le petit homme sec au short noir. Il embrassait si bien ! Sa peau était si douce !
    
    Heureusement, il y a la masse inépuisable de mes congénères allongés sur le sable, s’agitant à des jeux variés, déambulant les pieds dans l’eau ou en partie immergés, s’amusant des vagues. Les uns et les unes affichent un bronzage savamment uniforme. D’autres ne font pas un secret de leur conversion récente au nudisme en affichant leurs culs blancs et parfois leurs seins d’albâtre...
    
    De magnifiques créatures à la peau claire (essentiellement des filles), sans la moindre trace de brunissement, déambulent ou se réfugient sous de jolis parasols. Dans un univers de bronzage intégral, leur originalité les rend incontournables. On ne voit qu’elles ! J’avoue que je suis absolument fan de toutes ces nudités que je ne remarquerais même pas en ville et habillées. Garçons et filles me séduisent et ma curiosité est ...
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