1. Maison d'arrêt (11)


    Datte: 27/09/2021, Catégories: Transexuels Auteur: STILETTO

    Ce qui se passe en prison reste en prison. Telle est la loi du silence qui s’applique dans ce milieu, et ni Paulo ni moi ne dérogerons à cette règle.
    
    Officiellement, nous avons eu un "accident", et nous avons catégoriquement refusé de révéler ce qui nous est réellement arrivé, même s’il s’agit d’un secret de polichinelle. Nous avons refusé de la même manière de collaborer de quelques manière que ce soit dans l’enquête interne que le directeur avait ouverte, qui faute de plainte et d’élément, a vite été classée dans la corbeille.
    
    Paulo et moi avons passé 3 jours à l’hôpital avant de pouvoir être admis à l’infirmerie de la maison d’arrêt pour y continuer nos soins. Dés mon retour, Philippe s’est précipité à mon chevet.
    
    — Ca va ma chérie, tu tiens le coup?
    
    — Ne t’en fais pas pour moi. Mon cul est solide et il en verra d’autres. Heureusement que tu l’avais bien préparé ces derniers mois !
    
    Ma plaisanterie le fait sourire.
    
    — Sérieusement, est-ce que ça va?
    
    — J’ai été déchirée et le chirurgien a du me recoudre. Mais il n’y aucun dommage irréversible. Il faudra juste laisser mon anus tranquille quelques temps. Mais ne t’en fais pas, je te ferais des petites gâteries en attendant!
    
    — Mais j’espère bien, me répond-il ironiquement.
    
    Il se force à rire de mes plaisanteries mais le cœur n’y est pas. Je commence à bien le connaitre, et derrière son allure rustre je vois bien qu’il bout intérieurement.
    
    — Je ne pensais pas uniquement à tes blessures physiques, ...
    ... mais également à ....
    
    — Quoi? Mon amour propre, ma dignité?
    
    Mon amour propre, je l’ai mis de coté le jour ou je me suis glissée sous la table du réfectoire pour te sucer. Quand à ma dignité, personne ne pourra jamais me l’enlever, et surtout pas des enculés comme eux.
    
    Je vois une lueur de fierté dans le regard de Philippe, sa petite femme est une battante! Je le ramène à la réalité.
    
    — Et Paulo? Tu as des nouvelles. On ne m’a rien dit depuis notre transport à l’hôpital.
    
    — Ca va. Quelques cotes cassées, quelques dents en moins, un traumatisme crânien et des contusions partout, mais rien d’irréversible non plus. Il s’en remettra vite. C’est un dur, tout comme toi!
    
    Cette fois ci, c’est moi qui sourit.
    
    — Embrasse moi, j’en ai besoin.
    
    Philippe se penche sur le lit et me délivre un baiser passionné. Je profite de l’occasion pour glisser ma main à l’intérieur de son pantalon.
    
    — Ta grosse queue m’a manqué. Reste près de moi que je puisse te l’astiquer.
    
    Pendant que je lui branle doucement le manche, mon homme glisse à mon oreille :
    
    — Je t’aime ma petite pute
    
    — Moi aussi mon salaud.
    
    Ce moment de tendresse passé, le visage de Philippe redevient subitement dur comme de la glace.
    
    — Maintenant repose toi ma chérie. Moi j’ai des comptes à régler!
    
    Je l’attrape par le bras pour le retenir.
    
    — NON!
    
    Je ne veux pas qu’il aille se jeter tête baissée dans une vendetta où lui et ses hommes laisseront des plumes. BIG MIKE et ses acolytes ne sont pas des ...
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