1. Origines - (1)


    Datte: 25/09/2021, Catégories: Divers, Auteur: Petite Chérie, Source: Xstory

    Note : Un amusement ; j’aime détourner.
    
    Tout le monde connaîtLe petit chaperon rouge des frères Grimm (version allemande) ou de Charles Perrault (version française), tel que nous le racontons à nos enfants encore aujourd’hui. Mais savez-vous que ce conte, connu dans notre tradition orale, est une version édulcorée, aseptisée au fur et à mesure des différentes retranscriptions moralisatrices au fil des siècles, et qu’elle n’a plus rien à voir avec sa version originelle ?Un vieil ermite, rencontré lors d’une de mes pérégrinations pédestres, m’a raconté cette histoire sans détournement, opérant ainsi un retour aux sources de la transmission orale et populaire des contes de nos campagnes.Car tel que vous le connaissez, ce conte a été déformé, adapté pour répondre à la demande de certaines castes de notables et d’ecclésiastiques afin de conserver leur ascendant et pouvoir contrôler ceux qu’ils appelaient "les vilains".Le contexte historico-social étant précisé, je vais vous rapporter l’histoire originelle du chaperon rouge telle qu’elle m’a été contée.NB - Soyez cléments ; comme il ne s’agit pas d’un récit historique, il peut donc souffrir de certaines incohérences.
    
    ________________________
    
    Il était une fois un juvénile garçon fort charmant réputé pour sa beauté diaphane et sa longue blondeur dorée ; il aimait s’habiller de robes agrémentées de petits jupons et de dessous affriolants.
    
    Sa grand-mère lui avait confectionné un joli bonnet vert orné de fines dentelles, ...
    ... assorti à une capeline, qu’il arborait fièrement. Un beau vert émeraude profond s’accordant à merveille à ses yeux bordés de cils longs et fins. Le mot "chaperon" désigne un vêtement agrémenté d’un petit capuchon, d’où le chaperon... vert (en ces temps plus anciens, la couleur verte représentait la sexualité, alors que de nos jours c’est le rouge).
    
    De stature assez fine et petite pour un garçon de son âge – 1,60 m à peine et quelques 49 kilos à la louche, mais on ne mangeait pas de la viande tous les jours en ces temps reculés – les étrangers au village le prenaient souvent pour une fillette. Il vivait avec sa mère-grand dans une maisonnette entourée d’un parterre de fleurs champêtres, à la lisière de la forêt, non loin d’un village au fond d’une contrée dont on a perdu le nom.
    
    Le chaperon vert, donc, attirait les regards de toutes les jeunes filles des environs, en pâmoison devant son aura étincelante, mais aussi la convoitise de tous les mâles en rut du village, dont les femmes refusaient la couche à leur mari, épuisées par des grossesses successives.
    
    À cet âge-là et en ces temps reculés (et sans Internet, notez bien), ce jeune garçon encore puceau ne vivait que pour porter ses robes et ses froufrous sans aucune manière, et pour discuter fanfreluches entre filles. Il se sentait plus à l’aise qu’engoncé dans des chausses ou des guêtres trop ajustées, et il était loin de remarquer les regards libidineux et concupiscents que certains notables lui portaient.
    
    Pour ...
«123»