1. Ma jeunesse ; épisode1 : Premiers émois.


    Datte: 24/09/2021, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Portdebrest, Source: Hds

    ... est toujours partant pour l’aider, le conseiller et l’entraîner.
    
    Le mercredi après-midi, puisqu’il n’y a pas de classe chacun s’est inscrit à un club afin d’éviter la ballade en rang. De mon côté je vais au club de radio où, avec les élèves des classes d’électronique nous bidouillons de petits appareils émetteurs–récepteurs. Ce club est tellement intéressant que nous restons souvent un peu après l’heure. Un mercredi soir donc, je rentre à la chambre et je retrouve Joël et Gildas emmêlés à terre, en sueur et les joues rouges. Ils m’expliquent vouloir s’inscrire au club de judo et qu’ils s’entrainent pour cela… Ils partent ensuite à la douche et lorsqu’ils reviennent, la serviette nouée autour de la ceinture, je peux admirer leurs torses. Je ne sais pas pourquoi mais cette vision me trouble. J’ai pris leur explication pour argent comptant jusqu’au mercredi suivant. Ce jour-là, le club s’est terminé plus tôt et je rentre en avance. Alors que la chambre devrait être vide, d’ailleurs elle est fermée à clé. Quand j’ouvre Gildas et Joël sont en train d’enfiler leurs tee-shirt. Ils semblent gênés.
    
    Gildas bafouille : « pas de club. On essaie… Une position. » Comme toujours Joël prend l’initiative : « tu vois Rémi, on essaie d’aller plus loin que le judo… c’est pour ça qu’on avait enlevé nos tee-shirt… comme les Sumo au japon, torses-nus, avec seulement leur mawashi… Je t’explique c’est une bande de tissu serré autour des reins et dans l’entre-jambes des lutteurs. C’est le seul ...
    ... vêtement qu’ils portent ; il constitue la seule prise solide possible pendant le combat. Enfin nous, on garde notre slip ». Bon peut-être, mais alors me dis-je, pourquoi fermer à clé et pourquoi Gildas bégaye ? Joël est toujours en slip, le tee-shirt à moitié remis. Gildas lui, se lève, prend une serviette et sors prendre une douche. Joël me dit alors : « je te montre, si tu veux ». Il enlève son haut, son torse est encore en sueur puis il vient vers moi et d’autorité il délace mes chaussures, enlève mes chaussettes et me demande d’enlever mon pantalon : « n’ai pas peur, c’est un sport ».
    
    Je m’exécute puis j’attends les mains devant mon caleçon. C’est lui qui prend l’initiative de retirer mon marcel. Alors il me fait face : « comme au judo, l’objectif est d’immobiliser son adversaire au sol, sauf qu’il n’y a pas de kimono pour les prises ». Il est jambes écartées, penché en avant. Je ne sais pas quoi faire. Il passe à l’attaque, m’attrape par les épaules et tente de me basculer. En réaction, je l’ai pris entre mes bras, le serre à la taille, j’aime le contact de sa peau blanche. Nous forçons un peu sans résultat. « Tu vois c’est différent sans le kimono… on reprend ». Alors, il m’attaque à la ceinture, s’accroche à mon caleçon… Nous tombons ensemble. Ma tête est dans son cou, je sens l’odeur de sa sueur. Je desserre mes bras croyant que j’ai perdu lorsqu’il me dit « il faut immobiliser ! ». Il en profite pour passer un bras entre mes jambes afin de me faire rouler. Je sens ...
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