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Ma jeunesse ; épisode1 : Premiers émois.
Datte: 24/09/2021, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Portdebrest, Source: Hds
J’ai raconté comment, à un âge avancé, j’ai assumé mon homosexualité ainsi que ma position de soumis au service d’un Maître (voir les 9 épisodes de future lope). Auparavant j’ai eu une vie d’hétéro, marié avec des enfants. Je m’étais résigné à la pression de la société et de ma famille sans même m’en être rendu compte. J’étais en quelque sorte « normal ». Pourtant le désir des hommes, je l’avais connu jeune, à l’âge où les désirs sexuels naissent et dans des lieux où les filles étaient rares. C’est au lycée technique que je connais mes premiers émois. Certes, je ne suis pas en avance mais comme dit un camarade qui a quelques années de retard scolaire « Il y a encore des puceaux dans cette classe, et toi Rémi, maintenant que tu as 18 ans, Il faut te dépêcher sinon tu vas en faire partie. ». Lui vient au Lycée avec une voiture de l’entreprise de plomberie de son père. Dans notre section, il n’y a pas de filles. Moi, Rémi, j’ai Juste 18 ans, je suis le plus jeune de notre classe de terminale Bac Professionnel Industriel et suis interne. Tout cela pour dire que si la virginité à 18 ans est rare, à cette époque et dans mon milieu c’était plutôt la règle. En septembre, pour la rentrée Nous avons dû acheter un peu de matériel qui nous est personnel et bien sûr une combinaison de travail. Un « bleu » selon l’expression consacrée. Arrivés la veille, les « internes » sont répartis entre le dernier dortoir encore en service et des chambres de trois. Les élèves de terminale ...
... sont en chambre dans une dépendance du Lycée. Les cours alternent entre théorie et pratique. En salle de classe et à l’atelier. Je sympathise assez vite et me rend compte que, si j’ai choisi cette section, les autres sont souvent là après avoir redoublé plusieurs classes. Au premier trimestre, en atelier nous commençons développons le travail des métaux avec le traçage et le sciage puis la finition à la lime et l’utilisation de machines. Après la démonstration par le prof d’atelier, chacun s’y essaie. Aux vestiaires alors que nous quittons nos bleus de travail, l’un des lycéens que certains appellent le doyen, chantonne : « je lime, tu limes, il lime, nous limons… ». Ce n’est pas le geste de l’outil sur l’établi qu’il mime ! Il est en caleçon, s’est mis derrière un copain et lui tient les hanches en se dandinant en rythme d’avant en arrière. Tout le monde rigole même si le copain en question grogne : « Hé, je ne suis pas une fille ! ». Le Doyen retire les mains de ses hanches pour les mettre sur la bosse que son slip cache tout en continuant à chanter et à se dandiner. Le prof d’atelier qui entre dans les vestiaires met fin aux rires et à la pantomime. A la récré suivante, il n’est question que de cela et bien sûr des récits d’exploits réels ou fictifs de quelques-uns. C’est ce jour-là que le Doyen me dit que je vais devenir puceau à moins de réagir vite. Non seulement je suis le plus jeune mais je suis aussi le plus niais dans cette matière. Régulièrement la ritournelle ...