1. Montée au septième


    Datte: 28/08/2021, Catégories: fh, inconnu, voisins, ascenseur, Voyeur / Exhib / Nudisme Humour Auteur: User UnKnown

    C’était dans un immeuble parisien, un de ces ascenseurs exigus sur lesquels une petite pancarte annonce orgueilleusement « 3 personnes, 200 kilos » alors qu’on peine à s’imaginer entrer seul dans sa cage minuscule.
    
    Une jeune femme avait pris place dans l’élévateur antédiluvien, et s’apprêtait justement à appuyer sur le bouton du septième. Le froid mordant de l’hiver ne semblait pas avoir eu raison de ses velléités à se vêtir avec coquetterie, mais elle semblait pressée de rentrer chez elle.
    
    — Attendez !
    
    Hirsute, le jeune homme sprinta sur les quelques mètres du hall, hâlant derrière lui un lourd colis, interceptant de justesse les portes qui se refermaient sur ses doigts. À la force des bras, il ouvrit grand la porte de l’ascenseur, s’inséra tant bien que mal en s’excusant. La jeune femme se recula au maximum contre la paroi, en soupirant de manière bruyante, tandis que son voisin inconnu mettait une bonne minute à caler son encombrant paquet de façon à ne pas gêner la fermeture des portes. Haletant, la veste en bataille, il renouvela ses excuses, accueillies par son interlocutrice par un second soupir.
    
    — Vous montez où ? demanda le distrait, tentant de se faire pardonner par une conduite irréprochable.
    — Septième, répliqua son interlocutrice avec humeur.
    
    Il tenta d’atteindre le panneau de commande, situé juste derrière le dos de la demoiselle, ce qui ne fut guère pratique. Après que la main de l’inconnu lui eut touché par mégarde le bras en tentant de le ...
    ... contourner, elle se contorsionna pour atteindre elle-même le bouton, soupirant à nouveau.
    
    — Attendez, je vais le faire…
    
    L’ascenseur s’éleva lentement, poussa un gémissement atroce, dépassa avec peine le premier étage. D’abord, il y avait le lourd colis, coincé tant bien que mal contre la paroi par le dos du jeune homme, qui faisait face à la jeune femme, elle-même appuyée contre le mur. Les deux s’éloignaient autant que possible, ce qui laissait tout au plus une dizaine de centimètres entre eux. Les souliers à talons de la femme la rehaussaient de quelques centimètres, les mettant ainsi à égalité niveau taille : pour rendre plus supportable cette proximité gênante, lui regardait dans le coin supérieur gauche de l’ascenseur, tandis qu’elle fixait le sol à droite. Un petit raclement de gorge discret servit d’excuse à l’homme quand, pour dégager sa jambe gauche victime d’une crampe, il effleura le genou droit de sa comparse.
    
    Après avoir courageusement tenu jusqu’au troisième, l’ascenseur s’immobilisa avec le grincement d’un hippopotame souffrant d’un lumbago. Cette fois-ci, une interjection scatophile accompagna le énième soupir de la femme.
    
    — Ah, zut, il est bloqué, remarqua avec perspicacité le jeune. Je ne comprends pas, c’est la première fois que ça m’arrive…
    
    La situation étant gênante, et il était souhaitable pour les deux parties qu’elle se débloquât rapidement. Hélas, la machine, vaincue par un fâcheux coup du sort, ne daigna pas repartir d’elle-même.
    
    — Je ...
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