1. Fernanda ou l'autocariste (1)


    Datte: 13/08/2021, Catégories: Erotique, Auteur: imaxparis, Source: Xstory

    Six heures du matin en ce mois de juin. Mon réveil radio s’allume sur les informations de RTL : rien d’important à écouter. Je n’ai que peu de temps pour me préparer. Je me suis inscrit auprès de mon comité d’entreprise pour un voyage touristique en France. Le départ du car se fait sur le parking de mon entreprise à neuf heures. Divorcé depuis deux ans, sans enfant, j’ai quarante-huit ans. Ingénieur informaticien dans ce groupe du CAC 40, j’ai de nombreuses vacances et un salaire plus que confortable.
    
    Il fait beau. Tout s’annonce bien.
    
    Je me fais pointer, installe mon bagage dans la soute et monte dans le car. Tiens, une femme au volant ; c’est la première fois que ça m’arrive. Elle a le visage avenant et sourit à tous les passagers lors de leur montée. C’est important d’avoir une autocariste agréable, car nous sommes partis pour dix jours. Elle est seule, car les étapes, nombreuses, mais courtes en kilomètres, évitent, selon la réglementation, d’avoir un deuxième chauffeur.
    
    J’ai beau scruté les gens présents, il n’y en a aucun que je connaisse. Ça commence mal... Moi qui comptais sur ce voyage pour me faire des amies, c’est mal parti. D’autant que, pour aggraver la situation, ça ressemble plus à une population de « tamalous » que de jeunes branchés. Apparemment, ce n’est pas la première fois qu’ils voyagent ensemble, car ils se font tous la bise. Je sens que je vais me contenter de faire du tourisme ; comme ça, je pourrai me reposer en me couchant tôt le soir.
    
    Le ...
    ... midi, notre première halte est prévue à Chartres : déjeuner dans un restaurant du coin puis visite de la cathédrale.
    
    Je n’ai manifestement pas l’habitude de ce genre de circuit, car quand j’arrive dans la salle où nous devons déjeuner, toutes les places sont prises. Je me retrouve à une table avec un couple marié d’environ mon âge et notre autocariste. D’un naturel avenant, j’entame la conversation avec ces trois personnes. Fernanda – c’est le prénom de celle qui a notre destin en main en conduisant notre bus – est d’origine portugaise. C’est une très belle jeune femme qui doit avoir, à mon avis, une trentaine d’années. Ses cheveux bruns sont coiffés en chignon. Elle porte un tailleur-pantalon bleu marine, sobre, qui lui va à ravir. Je constate au cours de la conversation que c’est une femme très cultivée. Elle voyage beaucoup en Europe, métier oblige.
    
    À un moment, je ne sais plus pour quelle raison, nous en venons à donner nos âges. Et là, stupéfaction : nous apprenons que Fernanda a quarante-huit ans ! À sa question, j’avais hésité, car je ne donne jamais une telle réponse à une femme ; je lui en avais donné dix-huit ans de moins...
    
    En voyant mon regard étonné, elle éclate de rire, révélant une denture magnifique.
    
    — Oui, je sais, vous n’êtes pas le premier à réagir ainsi. C’est toujours comme ça quand ce sujet vient à entrer dans la conversation.
    
    — Vous vous rendez compte que vous avez mon âge ?
    
    — Je vous retourne le compliment : vous ne le faites pas non ...
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