1. De l'ombre à la lumière


    Datte: 09/08/2021, Catégories: fh, fplusag, jeunes, grossexe, complexe, vacances, init, inithf, Auteur: Toubab, Source: Revebebe

    Ils me font marrer tous ces mecs qui fantasment sur les gros membres, les dingos qui pensent qu’un gourdin hypertrophié suffit à faire de vous un Casanova, ceux qui pensent qu’exhiber une queue énorme les met toutes en joie. Ils me font marrer car ils sont loin de la vérité. Moi, je sais ce que c’est que d’avoir une troisième jambe. Je sais ce que c’est et je vais vous le raconter.
    
    Soyons tout de suite très précis. Je n’ai pas un gros sexe : j’ai un très gros sexe.
    
    S’il était un animal, il serait un éléphant. S’il était un pays, il serait l’Australie. S’il faisait du sport, il serait sumotori.
    
    Vous ne me croyez pas ? J’ai l’habitude : c’est toujours ainsi quand j’en parle. Au début, on me soupçonne de vantardise, on m’accuse d’exagération. Alors, quand les circonstances s’y prêtent, je sors la chose, la bête, le monstre. Et là, plus personne ne dit rien. Mais dans les regards, je peux lire la surprise, parfois l’envie mais surtout la commisération. Ces regards je les connais par cœur. J’ai croisé le premier alors que j’avais seulement douze ou treize ans, accroché au visage avenant d’une infirmière scolaire qui n’en revenait pas de ce qui était accroché à mon bas-ventre. D’un simple regard, elle m’a fait comprendre ma difformité, elle a instillé le doute en moi et donné naissance à mes futurs complexes.
    
    À partir de là, plus je me regardais, plus je me comparais et pires étaient mes complexes. Même les acteurs des films pornos n’ont pas réussi à me rassurer. Et ...
    ... encore moins ce livre sur la sexualité où il était écrit que la taille moyenne d’un pénis en érection est de quinze centimètres. Quinze centimètre ! Bon dieu, le mien fait près du double ! Et je ne vous parle pas de la largeur, ni de ce gland monstrueux et obscène qui le surmonte…
    
    Si j’étais taillé comme un Hercule atteignant le double mètre et dépassant le quintal, sans doute dirait-on de moi que j’ai été particulièrement gâtée par Mère Nature. Seulement, voilà, je suis gaulé comme un jockey anémique. Mère Nature a dû se tromper en m’affublant d’un tel attirail. À moins qu’elle ne se soit ouvertement foutue de ma gueule…
    
    À l’adolescence, mes camarades de classe se sont mis à m’appeler « Poney » : monté comme un cheval mais trop court sur pattes pour prétendre au statut d’étalon. Les vestiaires du cours de sport sont devenus ma crainte, les séances de piscine ma hantise. Ma chance a été la mode des jeans larges, lesBaggy, géniaux pour camoufler cet encombrant appendice. Appendice d’autant plus gênant que, sous l’effet de la montée hormonale caractéristique de cet âge, le moindre signe de féminité naissante chez mes petites camarades provoquait en moi des émois érectiles aussi nombreux qu’indésirables. Pendant les soirées, il m’était impensable de danser avec une fille de peur qu’elle se rende compte de ma difformité. Mignon (au dire de certaines) et pas trop con (de l’avis général), je faisais pourtant tout pour éviter la compagnie des filles. Pas par manque d’envie, mais ...
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