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Bluesette
Datte: 08/08/2021, Catégories: fh, laid(e)s, voyage, pénétratio, policier, aventure, Auteur: Claude Pessac, Source: Revebebe
... ras-la-touffe moulante absolument minimaliste. Pas commode ! Mais elle a vite appris à apprécier le regard des hommes ! Finis les contorsions pour sortir de la Honda. J’ai même eu droit à un drôle de petit sourire tout à l’heure, devant le drugstore. Mademoiselle s’extirpait de la place arrière du coupé, je lui tenais la portière et elle a bien remarqué que je ne pouvais pas rater sa petite culotte blanche. Visiblement, ça l’amusait que je voie, la petite lueur effrontée dans ses yeux en témoignait. Du coup, c’est moi qui ai failli rougir. J’en viens à me dire qu’il ne faudra peut-être pas la secouer longtemps pour qu’elle me lâche son petit trésor. Mais je n’ai pas envie de me faire arracher les yeux ! Ni par elle, ni encore moins par Lilly ! Et puis maintenant, il faut se concentrer. Il faut organiser le transfert. Fini la voiture, maintenant c’est : bateau. Le Mexique ? Non, oubliez le Mexique. Entre nous, il n’a jamais été question de Mexique. Il fallait bien que je raconte un truc à Lilly. En fait, c’est direction les îles. Lequelles ? Dites, vous ne seriez pas un peu curieux sur les bords ? Alors, si on vous demande, vous direz que vous ne savez pas ! Non mais des fois ! New Orleans, la ville des plaisirs ! Le carnaval permanent ! La capitale de l’exhibition ! Se promener dans le quartier français le soir, c’est la certitude de se rincer l’œil gratos. Bars, steack-houses, restaurants chicos, boîtes à jazz, le quartier a tout ce qu’il faut pour ...
... attirer les noctambules. La plupart des maisons du quartier sont pourvues de balcons ou de galeries ouvertes. À l’origine, les entraîneuses de bars à filles et des bordels attiraient leur clientèle en dévoilant plus ou moins leurs charmes depuis ces galeries. L’Amérique puritaine ayant officiellement bouclé la plupart des maisons de plaisirs, les putains noires se sont raréfiées aux balcons. Mais la tradition demeure. Escort-girls, entraîneuses ou simplement habitantes du quartier perpétuent la coutume. Depuis la rue, le public qui déambule en troupeaux serrés apostrophe les belles aux étages. Impossible de faire trois pas sans apercevoir le galbe d’un sein fugitivement dénudé, une poitrine rebondie mise à nue, une gazelle dénudée balançant ses colliers de perles multicolores sur ses mamelles exposées. Plus la soirée avance, plus ces exhibitions se multiplient, pour le plus grand plaisir des touristes voyeurs qui mitraillent les belles et moins belles avec leurs appareils numériques. Sans compter que, régulièrement, dans la foule des badauds, une femme ou l’autre répond aux provocatrices des étages. Le flot des piétons s’immobilise alors. Un attroupement se forme autour de la touriste délurée qui a soulevé son tee-shirt et danse en balançant ses nénés sous le nez des passants hilares. L’émulation gagnant la foule, certaines osent soulever leurs jupes, dévoiler leurs dessous, entrouvrir leurs shorts et exposer leurs buissons. Les plus délurées ne cachent rien de leur ...