1. Dans la tête et dans le cœur de Thibault.


    Datte: 04/08/2021, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds

    ... offrir à la personne qui partagera ta vie…
    
    Ne fais jamais ça, Jé… tu ne serais plus là pour le voir, mais je serais malade tout le reste de ma vie ! Je serais mort à l’intérieur, en me demandant pourquoi je n’ai pas su t’empêcher de te foutre en l’air… ».
    
    « Tu es vraiment un pote en or, Thib ».
    
    « Toi aussi tu es un pote en or, Jé ».
    
    Jérém met fin à leur étreinte et il rentre dans l’appart ; épuisé, il s’allonge sur le clic clac.
    
    Thibault s’allonge à côté de lui et le serre dans ses bras.
    
    La détresse de son pote le touche, sa proximité le bouleverse.
    
    Rester là, juste l’un contre l’autre, le corps chaud et musclé de son pote contre le sien, le bonheur de cette douceur familière et apaisante qui se dégage de sa peau, de sa présence de mec, de la douceur de ses cheveux bruns : rester là, en silence, en laissant la tendresse exprimer ce que dix-mille mots ne sauraient mieux formuler.
    
    Peu à peu, sa respiration s’apaise, ses muscles se détendent : moment de bonheur tellement intense à appeler ses larmes.
    
    Un bonheur qui ressemble à une petite ivresse, une ivresse dans laquelle Thibault se sent perdre pied.
    
    Ses lèvres frémissent, hésitent ; avant de céder à l’émotion.
    
    Un bisou léger, puis deux, puis dix, se posent sur le cou de son pote.
    
    C’est tellement bon, qu’il ne peut plus s’arrêter ; d’autant plus que son Jéjé semble accepter cette marque de tendresse et d’affection.
    
    Pourtant, au bout d’un moment, si court et si long à la fois, Jéjé se ...
    ... retourne brusquement.
    
    « Je suis désolé… » tente de se justifier le jeune mécano, surpris, le cœur tapant à tout rompre dans sa poitrine.
    
    Son pote se tait, le regarde droit dans les yeux. Et, contrairement à ce qu’il avait craint, ce qu’il voit dans la pénombre, le rassure.
    
    Le regard de son Jéjé n’est pas fâché : c’est un regard doux, touchant, un regard qui accroche le sien et qui le fait fondre.
    
    Les deux garçons se fixent pendant un long instant, en silence. Et puis c’est comme une évidence : Jéjé avance son visage vers le sien ; les fronts se rencontrent, les nez se retrouvent, à nouveau.
    
    Puis, à l’initiative de Jéjé, les lèvres s’effleurent.
    
    Le mouvement marque une pause : Thibault hésite. Jérém revient à la charge.
    
    « On ne peut pas faire ça, Jé… » chuchote ce dernier, se faisant violence pour résister aux flots impétueux du désir et de l’amour.
    
    « J’ai envie » fait Jérém, alors que sa main se faufile déjà sous le t-shirt de Thibault.
    
    « T’es vraiment sûr ? » fait Thibault, sur le point d’être emporté par la tempête des sens.
    
    « T’as pas envie ? ».
    
    « Oh si… » souffle Thibault, à bout de sa capacité à se contrôler.
    
    « Moi aussi… » chuchote son pote, tout en posant des bisous tout doux dans son cou.
    
    Thibault se sent définitivement perdre pied face à la puissance ravageuse de son désir.
    
    Les lèvres se pressent les unes contre les autres, d’abord timidement ; puis, très vite, se cherchent avec une fougue dévorante.
    
    Les baisers, les caresses ; ...