1. 0218 Tout peut prendre fin lorsqu’on s’y attend le moins.


    Datte: 04/08/2021, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds

    ... que, au bout d’un moment d’intenses grésillements, je suis accroché, harponné, scotché par la mélodie, la voix et les mots d’une chanson que je découvre pour la toute première fois. Par chance, j’arrive à stabiliser la fréquence.
    
    De New York à Tokyo/Tout est partout pareil
    
    On prend le même métro/Vers les mêmes banlieues
    
    https://www.youtube.com/watch?v=a7VSWp2-n_hg
    
    https://www.youtube.com/watch?v=a-242Zqs8IE
    
    Tout le monde à la queue leu leu/Les néons de la nuit/Remplacent le soleil
    
    Et sur toutes les radios/On danse le même disco/Le jour est gris la nuit est bleue
    
    Dans les villes/De l'an deux mille/La vie sera bien plus facile
    
    On aura tous un numéro/Dans le dos/Et une étoile sur la peau
    
    On suivra gaiement le troupeau/Dans les villes/De l'an deux mille
    
    (…)
    
    Monopolis/Il n'y aura plus d'étrangers/On sera tous des étrangers
    
    Dans les rues de... /Monopolis
    
    Et qui sont tous ces millions de gens/Seuls/Au milieu de.../Monopolis…
    
    Je suis abasourdi. Pour moi, cette chanson, c'est une révélation, une claque. Ça me donne des frissons partout, des jambes jusqu'à la racine des cheveux. Car, en quelques couplets et sans détours, cette chanson parle de la vie dans les villes d’aujourd’hui, de métro-boulot-dodo, de standardisation des modes de vie, de dépersonnalisation, de perte d’identité, d’exploitation, de masses humaines se comportant comme de troupeaux de moutons, d’uniformisation culturelle, de surveillance de masse. Et, par-dessus tout, de ...
    ... solitude.
    
    Portée par cette voix à la fois si belle et si troublante, cette chanson dépeint en trois minutes à peine un monde sombre, dénué de toute couleur et de tout bonheur, dans lequel les gens ont l’air d’avancer comme des fantômes. C’est saisissant, inquiétant. Est-ce nous allons y arriver bientôt, « Dans les villes de l’an 2000 », dans cette société de fous ? Ou bien, est-ce que nous y sommes déjà dedans, sans même nous en rendre compte ?
    
    Je n’en reviens pas de ne pas connaître un truc aussi génial. Ça date de quand, c’est sorti quand ? J’ai terriblement envie de me procurer le cd pour mieux réécouter ce petit chef d’œuvre, j’ai besoin de savoir qui en est l’auteur et le compositeur, et qui est la chanteuse qui m’a donné tant de frissons.
    
    Et alors que je commence à me sentir frustré que le titre se termine sans que je ne sache rien de cela (il y avait aussi une époque où Shazam n’existait pas), voilà que sur les dernières notes de musique, une voix féminine vient m’offrir le bonheur d’en savoir un peu plus sur cette chanson et sur sa genèse.
    
    [« Monopolis est l’une des chansons d’ouverture de Starmania, opéra-rock cultissime de Luc Plamondon et Michel Berger. On ne présente plus Starmania, car il est peu probable de ne pas en connaître au moins une chanson, tant certaines sont passées dans la culture collective : « Le blues du businessman », « Ziggy », « SOS d’un terrien en détresse », ou encore « Le monde est stone »].
    
    Je connais en effet la chanson de Ziggy et ...
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