1. La laverie


    Datte: 23/01/2018, Catégories: inconnu, hotel, voyage, BDSM / Fétichisme nonéro, Humour occasion, Auteur: troubadour coquinou

    Damned ! Plus rien à me mettre ! C’est la crise. Et quand je dis plus rien à me mettre, c’est vraiment plus rien, même le côté verso de mes chaussettes y est passé ! Plus le choix : il me faut utiliser le système de laverie automatique de l’hôtel. De toute urgence. D’ailleurs, j’aurais de la chance que ce soit encore ouvert, il est près de minuit. Encore puis-je m’estimer heureux d’avoir réalisé la gravité de la situation avant la rude journée de labeur qui m’attend demain. C’est que les américains ne lésinent pas sur l’air climatisé ! Au mépris de la plus élémentaire économie d’énergie et de tout bon sens, ils transforment allègrement tout bâtiment d’entreprise en local frigorifique, au point de rendre la question de l’habillement une affaire de survie ! Et dire que dehors, pendant la journée, le soleil estival inonde la "silicon valley"… ils sont fous ces américains !
    
    Me voila donc parti en mission commando, arpentant les couloirs déserts de l’hôtel, en tongs et pyjama, chargé de linge sale et mon ordinateur portable sous le bras. Ben oui, quitte à avoir un "laptop", autant s’en servir. Et comme je ne sais pas combien de temps exactement prendront les opérations, entre multiplier les trajets laverie-chambre ou patienter sur place, mon choix est fait. D’autant plus que l’hôtel propose une excellente couverture internet sans fil.
    
    Mais voilà la laverie ! L’objectif est en vue… comme attendu, la place est libre. Je me débarrasse de mon barda et me voila prêt au combat. Face à moi, deux machines géantes, gueules béantes, prêtes à engloutir des kilos de linge sale et peut-être au passage le bras de quelque imprudent qui n’aurait pas lu attentivement les instructions en anglais qui figurent sur le dessus. Il ne sera pas dit que je serai de ceux-là. Un bon quart d’heure plus tard (à peu près, hein) je pense avoir compris la plupart des consignes, distingué la laveuse de la sécheuse (par exemple), et réuni la bravoure requise pour passer à l’action. Bref, je fourre le linge dans la machine, dispose les pièces dans le rac adéquat, réalise que j’avais oublié une étape, pousse un juron bien français, ressors ce que je peux du linge, disperse tant bien que mal la poudre dans le fond du tambour comme stipulé, y remets le linge, choisis le programme qui va bien, et c’est parti mon kiki !
    
    J’avais brillamment réussi la partie lavage et attendais la fin du séchage lorsque qu’une personne surgit dans la laverie. Je dis surgit car avec le bruit de la machine je n’étais pas sur mes gardes et fus donc pris au dépourvu. L’effet de surprise passé, je réponds au "Hi ! " qui m’a été lancé et dévisage cette apparition pour le moins inattendue. L’intrus est une intruse. Plutôt typée, la peau cuivre sombre, les traits fins. Cheveux longs très noirs. Je ne sais d’où elle sort ni où elle va, mais ce qui est certain c’est qu’elle est anglophone. Bon accent. Et elle aussi tient un sac plastique à la main…
    
    Les dialogues qui suivent sont traduits de l’anglais - ou de ...
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