1. La pute de Monsieur C épisode 1


    Datte: 10/06/2021, Catégories: BDSM / Fétichisme Auteur: LilaLewis

    Je m'étais pourtant juré qu'on ne m'y reprendrait plus. J'avais déjà trop aimé, trop souffert d'aimer, trop souffert autrefois pour ne pas me défier pour toujours d'impossibles amours. J'étais célibataire depuis quelques mois et heureuse de profiter d'une liberté retrouvée, sans entraves, sans contraintes, sans rien de ce qui avait fait le quotidien fastidieux des neuf années passées auprès d'un mari exigeant, dépressif, qui m'avait laissée frustrée tant il me signifiait une fin de non recevoir dès que se manifestait mon désir de lui.
    
    Je n'étais pas en manque de sexe. Je me sentais comme anesthésiée, sortie hors de mon corps par des années d'abstinence. J'avais 32 ans, j'en paraissais moins, mon corps ferme, mes seins ronds, mes jambes longues et musclées, dessinées par la danse que je pratiquais alors intensivement... tout cela ne servait à personne ni à rien. A présent que je dormais seule, la nuit, pour m'endormir, je me caressais rapidement, sans réelle volupté, sans réelles images. Je me contentais d'une masturbation rapide qui ne servait qu'à hâter la venue d'un sommeil réparateur qui n'avait d'autre fonction que de m'apporter l'oubli.
    
    En divorçant, il me fallait changer d'emploi. Conserver celui que A, mon ancien époux, m'avait fourni, dans l'agence où il officiait comme directeur artistique aurait été de mauvais goût. Je m'étais donc retrouvée privée de tout. Une amie me proposa de la remplacer comme assistante de direction dans une grande entreprise du BTP et ...
    ... j'acceptai avec joie tant j'étais pressée d'assumer enfin mon propre loyer et de m'évader de l'appartement que j'occupais encore avec mon ex-mari. L'entretien d'embauche fut simple et direct. On souhaitait une fille compétente, discrète, élégante, trilingue et maîtrisant parfaitement l'orthographe et la syntaxe, on vit mes diplômes, mes sept ans d'expérience de conceptrice-rédactrice dans une grande agence de communication parisienne, ma bonne présentation, classique, élégante et sans ostentation fit le reste. Je devins donc l'assistante de C, numéro 5 d'un groupe international qui officiait dans la construction de grands ensembles immobiliers.
    
    Je n'aimais pas ce travail. C. était de la vieille école. La soixantaine, plutôt grand et bien bâti. Il avait grimpé les échelons un à un depuis la maîtrise d'œuvre jusqu'au presque sommet de la pyramide. Misogyne, il ne se gênait pas pour multiplier à dessein les plaisanteries de mauvais goût, le plus souvent à teneur sexuelle, qu'il faisait avec ses subordonnées non sans avoir reluqué abondamment ma silhouette de l'air de qui s'y connaît. Je m'appliquais à la tâche mais l'homme, corpulent et sûr de lui, tentait souvent d'encombrer le passage d'une porte juste au moment où je l'empruntais et mon corps, dans ces moments, frôlait le sien avec un rien de rejet qui n'avait rien à voir avec le désir.
    
    Un soir que notre travail s'était prolongé et que nous étions tous les deux seuls, il se leva, contourna le large bureau cossu et vint ...
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