1. Entre peur et désir


    Datte: 04/04/2021, Catégories: fh, hplusag, couple, forêt, campagne, amour, hdomine, cérébral, Voyeur / Exhib / Nudisme BDSM / Fétichisme Masturbation nopéné, jeu, init, prememois, initfh, Auteur: Musea

    Les deux jours qui suivirent parurent étrangement longs et difficiles à Claire. La présence de Louis deux soirs de suite avait déséquilibré son emploi du temps et son univers. Elle se sentait pressurée par ses obligations, alors qu’auparavant elle faisait les choses avec plaisir. Le samedi soir, elle s’affala devant son assiette, repoussa le repas qu’elle s’était préparé et fondit en larmes. Quelque chose semblait cassé. Elle en concevait à la fois soulagement et horreur et ces deux sentiments ballottaient son âme à tel point qu’elle en était déchirée.
    
    Elle s’apprêtait à sortir pour apaiser ce chagrin lorsqu’elle entendit frapper à la porte. Elle essuya bien vite ses larmes et se hâta d’aller ouvrir.
    
    — Anita ?
    — Eh oui, c’est moi. Eh bien, on peut dire que j’arrive à un mauvais moment. Allez, raconte-moi !
    — Excuse-moi mais je n’ai pas très envie d’en parler.
    — Tu ne vas pas me dire à présent que tu regrettes ta décision d’avoir repoussé le nouveau ?
    
    À ces mots, Claire eut une nouvelle crise de larmes. Anita, bouleversée de voir son amie dans cet état, l’entraîna dans la cuisine et alla quérir une bouteille de liqueur de verveine dans le placard. Elle remplit deux petits verres, en tendit un à Claire et d’un ton sans réplique :
    
    — Bois ça, allez !
    — Je ne sais pas si…
    — Bois !
    
    Le liquide ambré violemment parfumé lui brûla la gorge. Elle toussa et de nouvelles larmes éclaboussèrent la table, mais celles-ci n’étaient pas de douleur.
    
    — Je suis sûre que ...
    ... ça va déjà mieux. La verveine guérit toutes les âmes en peine, c’est ce que ma mère dit toujours. Allez, viens au jardin maintenant. Devant tes roses, les mots te viendront peut-être plus facilement !
    — Il est revenu.
    — Qui, ton soupirant ?
    — Oui.
    — Il n’avait pas reçu les tissus ?
    — Si.
    — Eh bien, on peut dire que c’est un tenace !
    — Plutôt, oui.
    — Et qu’est-ce que tu lui as dit ?
    — En fait, je n’ai eu qu’à l’écouter. Après, je n’avais pas envie qu’il s’en aille. Anita, c’est étrange, c’est comme si depuis mercredi, je n’étais plus moi-même.
    — Tu es amoureuse, ma grande, et je dois dire que c’est plutôt une bonne nouvelle, je commençais à désespérer ! J’ai vraiment bien fait de te donner de la verveine !
    — Mais je suis si malheureuse…
    — Cela fait partie de l’amour, et je suis bien placée pour le savoir.
    — Pardonne-moi. Je suis idiote de te parler de ça.
    
    Anita sourit et posa sa main sur l’épaule de son amie.
    
    — Un jour c’est toi, un jour c’est moi, la vie est une éternelle balance ! Et tu sais, je suis plutôt contente que le nouveau s’intéresse à toi plutôt qu’à une petite pimbêche, ça prouve au moins qu’il a du goût. Si je comprends bien, tu as accepté son invitation au bal du 14 juillet ?
    — Eh bien oui ! Et j’avais tort de m’affoler. C’est à Brioude qu’il souhaite m’emmener, et cela me rassure, tu ne peux pas savoir à quel point ! Je n’aurais jamais supporté de me montrer à ses côtés ici.
    — Il faudra bien que tu le fasses un jour.
    — Je ne veux pas y ...
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