1. Un amour de tante


    Datte: 27/11/2020, Catégories: ff, fplusag, oncletante, intermast, Oral fgode, initff, Auteur: Nicogarner, Source: Revebebe

    ... diffusait la chaîne, elle se rendit dans la cuisine pour rassembler sur un plateau de quoi grignoter. Cette nuit encore, elle retarderait au maximum le moment de se coucher. Elle en avait marre des nuits blanches et agitées, se tournant dans tous les sens dans son lit sans trouver le sommeil.
    
    Absorbée dans la contemplation passive du tube cathodique, elle sursauta quand la sonnette retentit brutalement. Il était presque vingt-et-une heures. Qui donc pouvait lui rendre visite à cette heure-ci ? Elle se leva précipitamment et sa tête se mit à tourner. Elle se tint aux murs, le temps que son trouble se dissipe. Son cœur battait la chamade. Cette visite tardive et imprévisible venait rompre ses habitudes et cela l’emplissait d’une panique irraisonnée. Finalement, elle réussit à atteindre la porte.
    
    — Qui est là ? demanda-t-elle en haussant le ton.
    — C’est Julie.
    
    Ingrid la laissa entrer. Aussitôt, Julie se montra légère et réconfortante, jouant habilement de son humour pour détendre l’atmosphère. L’incident de l’autre jour fut vite oublié. Ingrid accepta les cocktails alcoolisés que Julie lui prépara, se débrouillant avec ce qu’elle trouvait dans sa cuisine, innovant des mélanges explosifs. De fous rires en cocktails, la soirée s’annonçait drôle et chaleureuse. Un peu grisée, Ingrid la laissa jeter un coup d’œil dans ses armoires, la laissant faire le tri de ce qu’il fallait garder et se débarrasser.
    
    — Tu ne peux pas être aussi bien foutue et mettre des vieilleries ...
    ... pareilles ! dit-elle en jetant des habits au sol d’un air dégoûté.
    
    Elle choisit avec une grande attention parmi sa garde-robe ce qu’elle devait mettre en priorité selon les occasions, lui donnant des conseils avisés. Elle se sentait le devoir de s’occuper d’elle, s’activant comme une abeille débordée, courant d’une armoire à l’autre, la motivant pour qu’elle essaie tous ses habits. De mauvaise grâce, Ingrid faisait des essais, embarrassée lorsque sa tante insistait pour qu’elle enfile les robes les plus légères, les tenues les plus moulantes. La robe d’été qu’elle lui choisit l’embarrassa. Elle avait l’impression d’être nue là-dedans. Au contraire, Julie la trouva craquante. Elle posa sa main sur son épaule nue.
    
    — Tu as une peau exquise, Ingrid. Il faut la mettre en valeur.
    
    Ingrid dissimula son sourire gêné en baissant la tête. La couleur de la robe donnait à sa peau un teint hâlé et resplendissant. Du bout des doigts, Julie lui effleurait maintenant la joue.
    
    Ingrid se mit à avoir des frissons et, les jambes tremblantes, s’assit sur le rebord de son lit. Julie s’installa à ses côtés, soupirant d’aise.
    
    — Si on passait aux choses sérieuses ?
    — Désolée, mais toute bonne chose a une fin. Il est bientôt minuit. Il est temps de se coucher.
    — Ah ? Toutes les deux, dans ta chambre ?
    
    Le visage de Julie était grave alors qu’elle la dévisageait avec insistance. Ingrid n’osait pas la regarder en face.
    
    — Ne dis pas n’importe quoi.
    — Pourquoi ? On pourrait passer la ...
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