1. Berlin, son histoire, ses vices


    Datte: 21/11/2020, Catégories: BDSM / Fétichisme Auteur: Charime

    Chapitre 1 : Découverte de Berlin
    
    À 22 ans, par le train, je débarquais à Berlin par un beau matin de printemps 1987. J’y venais pour parfaire mon allemand en entreprise, une succursale de ma boite de l’époque. Le tout pour une durée d'une année. C’est sur les conseils d’un ami, un vrai de vrai, que je suis partie me perfectionner dans cette ville. J’avais pourtant un vaste choix, toutes les plus grandes villes allemandes ou autrichiennes. À l’époque, Berlin était encore partagée par le mur, mais dois-je le préciser ? Je crois que mon ami a eu raison, ce mur donnait un gout d’aventure, d’interdit à mon séjour. Imaginez, un ilot du capitalisme paumé, encerclé au milieu des terres communistes. D’un air coquin, il m’avait dit avoir fait des rencontres fantastiques, merveilleuse, sans plus me donner de précisions, me laissant le bonheur de découvrir par moi-même. De plus, sur un plan de la ville, il avait entouré tout un quartier d’un grand coup de crayon rouge avec un sourire malicieux. Il me connait bien, le bougre, et pour cause, c’est aussi mon tout premier homme.
    
    « Là, te connaissant, tu verras, cela devrait te plaire ! » Qu’il m’avait dit sans rien ajouter d'autre si ce n'est son sourire de chenapan pervers.
    
    J’y suis donc arrivée avec près de trois bons mois d’avance, des vacances en somme. En fait, ces trois mois sont pour me familiariser avec cette ville à la réputation sulfureuse, y prendre mes marques. Non loin du zoo du centre-ville, je loge très temporairement dans une famille très sympathique, ils m’avaient préparé une jolie chambre de bonne séparée, une salle de bain et mon entrée était discrète qui plus est.
    
    C’est donc en touriste, il faut bien le dire, une pâle imitation de touriste, que je visite Berlin Ouest durant ces premiers jours de mars. Trois mois pour visiter et connaitre cette ville de long en large. Quand je dis la connaitre, si possible dans ses moindres recoins. J’y découvre ce fameux mur que je parcoure du côté ouest. J’ai aussi été regardé les différents points de passage divisant les deux moitiés de Berlin. Munie d’un visa temporaire, j’ai même traversé ce mur pour voir ce qu’il y avait de l’autre côté. Pour connaitre le grand frisson en m’imaginant enlevée par de méchants rouges prêts à m’embrigader de force ou m’expédier dans un camp de travail en Sibérie. Je trouve un Berlin Est, à première vue, très beau, mais ce n’est là qu’une apparence. Une fois qu’on quitte les grandes artères, on y trouve encore des vestiges de la guerre 39-45 sur les murs. Derrière la vitrine du parti communiste, on n'y trouve que de la grisaille, pas de quoi se réjouir.
    
    Le lundi de la deuxième semaine, flânant dans des rues marchandes du côté ouest, des rues que je ne connaissais pas encore, passant de ruelle en ruelle, je me suis un peu paumée. Non, c’est complètement faux, je me suis carrément perdue. C’est en tentant de retrouver mon chemin que je me suis retrouvée dans une petite rue marchande très étrange. Des boutiques ...
«1234...»